Les 16 et 17 décembre prochains, à 20h30, se jouera au Théâtre Princesse Grace, la pièce La Machine de Turing de Benoît Soles qui s’est vue récompensée cette année de quatre Molières. Un biopic prenant et inspiré d’Alan Turing qui a joué un rôle majeur dans la victoire des alliés pendant la Seconde Guerre mondiale.

Si les ordinateurs sont ce qu’ils sont aujourd’hui, c’est grâce à lui : le Londonien Alan Turing dont les programmes arithmétiques ont permis les premiers concepts de programmation. Mais surtout, il s’est révélé pendant la Seconde Guerre mondiale, dans le monde particulier de la cryptanalyse, qui a permis de décoder la machine Enigma conçue par les armées allemandes pour communiquer de manière cryptée. Et donc de permettre aux alliés de remporter des victoires décisives. Une histoire pourtant qui n’a été reconnue que dans les années 1970, Alan Turing ayant été condamné à la castration chimique pour cause d’homosexualité. Le scientifique a mis fin à ses jours en 1954, mais a enfin été reconnu comme héros de guerre en 2013. Le film Imitation game lui a rendu un vibrant hommage en 2014, de même qu’une pièce de théâtre couronnée de succès, La Machine de Turing écrite par Benoît Solès et mise en scène par Tristan Petitgirard.

Quatre Molières en 2019

Nous voici en 1952. Turing vient d’être cambriolé. Il appelle la police qui refuse de prendre sa plainte au sérieux. Ce qui intéresse l’agent qui vient prendre sa déposition, les secrets d’état que Turing possède et son homosexualité qui peut servir de condamnation. En résulte un huis clos prenant de bout en bout, un face à face redoutable porté par Benoît Solès et Amaury de Crayencour. Le succès public et presse fut tel que la profession s’est intéressée à ce spectacle et lui a attribué cette année pas moins de quatre Molières : Molière du Théâtre Privé, de l’auteur francophone vivant, du Meilleur comédien dans un Spectacle de Théâtre Privé et de la meilleure mise en scène.