Les créateurs de richesses feraient preuve de prudence dans la transmission de l’entreprise familiale. Une hypothèse étudiée par Barclays Private Bank dans une série de recherches intitulée « The Challenges and Opportunities of Intergenerational Wealth Transfer.»

Et si la clé du succès était simplement la confiance ? C’est en tout cas ce qu’assure la Barclays Private Bank. Dans un communiqué dévoilé le 2 novembre, elle assure que l’instauration d’une relation de fiabilité et de compréhension mutuelle entre les générations serait bénéfique pour une transmission de patrimoine. En effet, l’étude est plus que jamais « une priorité absolue » puisque « 25 000 entrepreneurs fortunés en Europe, Afrique, Asie et au Moyen-Orient devraient transmettre 15 000 milliards d’USD à la génération suivante d’ici 2030». De plus « la transmission du patrimoine est un sujet délicat pour les familles, qui s’est récemment mué en priorité absolue compte tenu des pressions induites par la Covid-19» assure Effie Datson, chef des Bureaux de la famille chez Barclays Private Bank.

Une nouvelle génération trop insouciante ?

Pour l’heure, six créateurs de richesses sur dix estiment que les jeunes —entre 24 et 39 ans— ne sont pas assez préparés à reprendre l’entreprise familiale. Parmi eux, 63 % vont plus loin en affirmant que « la génération Y n’est pas aussi déterminée que la leur à préserver le patrimoine constitué. » Pourtant, la recherche a révélé que « forts de parcours éducatifs et culturels diversifiés, les jeunes apportent des perspectives nouvelles dans les discussions familiales. » L’apport d’une nouvelle vision qui est source de conflits pour six membres de familles fortunées sur dix, soit 58 %.