Une marquise slave, résidant à Monaco, avait légué par testament toute sa fortune à son auxiliaire de vie. En poste depuis 28 ans, la femme soupçonnée d’abus de faiblesse a été relaxée par le tribunal correctionnel.

Fin du procès pour l’auxiliaire de vie italienne de 57 ans accusée « d’abus de faiblesse », rapporte Nice-Matin. Actuellement au chômage, cette dernière a été appelée à témoigner de son innocence suite à de nombreux soupçons et dénonciations, notamment de la part d’une des banquières, gérant à l’époque la fortune de la soi-disant victime. S’ajoutait à cela des retraits imposants dont l’origine devait être clarifiée. Décédée le 7 janvier 2016 à Monaco, à l’âge de 86 ans, la marquise pouvait compter sur les services de son employée depuis juillet 1988. Une loyauté que la millionnaire n’a pas manqué de prendre en compte en la désignant comme unique héritière, après avoir écarté quatre autres « légataires universels » un peu plus d’an avant sa mort.

Une enquête pointilleuse

Pour clamer son innocence et réfuter toute influence de sa part dans les paiements en espèces s’élevant à 295 000 euros en six mois, l’auxiliaire a déclaré : « Je n’ai jamais pris la parole quand Madame accomplissait ses affaires. Pour la carte, j’avais le code, uniquement pour régler la pharmacie. Pour tous les autres paiements, comme les chèques, elle était toujours avec moi. » De son côté, le premier substitut Cyrielle Colle dénombre des faits pas assez caractérisés pour entrer en voie de condamnation : « Il n’y a aucune utilisation des moyens de paiement par cette dame. Les perquisitions n’ont rien donné. Il n’y a rien non plus sur le compte bancaire de cette dame. » Ainsi, le tribunal correctionnel de Monaco a mis fin aux poursuites. Du moins sous réserve d’une contestation en appel de la décision.