La Principauté vient de supprimer la dernière chaudière à fioul de ses bâtiments publics, qui se situait au sein du Centre administratif de Monaco.

Engagée dans une politique de transition énergétique qui vise notamment à faire de la Principauté un territoire neutre en carbone à l’horizon 2050, Monaco se tourne donc vers la thalassothermie. La Principauté compte déjà plus de 80 pompes à chaleur sur eau de mer.

Les eaux méditerranéennes, une source d’énergie pour Monaco

Ce processus consiste à utiliser l’eau de mer, le fameux « or bleu », afin de produire de l’énergie pour chauffer et climatiser de nombreux bâtiments. D’ici le troisième trimestre 2021, le Centre administratif de Monaco sera donc chauffé grâce à la thalassothermie.

Une fois relié à la boucle thalassothermique du quartier de la Condamine, le Centre administratif pourra ainsi réduire ses émissions de gaz à effet de serre de près de 6 tonnes par an.

Le dispositif chauffe la piscine du Stade nautique Rainier III depuis 1963

Cette énergie renouvelable permet déjà de climatiser et de chauffer de nombreux immeubles à Monaco, ainsi que de fournir à ces bâtiments de l’eau chaude sanitaire.

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La Principauté compte parmi les premiers pays à développer la thalassothermie : l’installation de la première pompe à chaleur sur eau de mer a été installée au Stade nautique Rainier III en 1963, pour chauffer l’eau de sa piscine longue de 50 mètres, soit 3 000 mètres cubes d’eau de mer traitée et filtrée.