Dans l’ombre de Jean-Pierre Schoebel, directeur du meeting Herculis de Monaco, trois responsables occupent une place centrale dans l’organisation du plus prestigieux rendez-vous d’athlétisme de l’année en Principauté, qui se tiendra le mercredi 10 août prochain.

Rémy Charpentier, en charge de la gestion des athlètes, Etienne Fiacre, en charge de la communication digitale et Léonard Bertholle, en charge de la promotion et de la billetterie, nous ont reçu dans les bureaux de la Fédération Monégasque d’Athlétisme.

Rémy Charpentier, l’agent qui murmure aux oreilles des stars

Souvenez-vous. Nous sommes en 2017. En claquant son cinquantième chrono sous les dix secondes (9’95), Usain Bolt remporte le 100 m sur la piste du Louis II. Le dernier meeting en carrière de la légende jamaïcaine aux huit médailles d’or olympiques a donc eu lieu à Monaco.

Un moment chargé d’histoire, rendu possible en partie grâce au travail de Rémy Charpentier (36 ans), ancien spécialiste de demi-fond (800 et 1500 m) et responsable de la gestion des athlètes. Son rôle ? Convaincre chaque année les stars de la discipline à se rendre sur la piste des étoiles. Un énorme travail de réseau, qui s’effectue parfois de longues semaines en amont.

Nous n’avons pas le plus gros budget, comparé aux autres meetings. L’aspect financier n’est donc pas le seul argument à faire valoir

Rémy Charpentier

« Nous n’avons pas le plus gros budget, comparé aux autres meetings, assure-t-il. L’aspect financier n’est donc pas le seul argument à faire valoir. » Pour convaincre, Rémy Charpentier s’appuie sur l’image de la Principauté mais aussi et surtout sur un stade qui a permis grâce à ses conditions remarquables de faire tomber de nombreux records dans plusieurs disciplines.

Cette année encore, le plateau promet de beaux duels, avec de nombreuses stars de la disciplines présentes. Le résultat de longues heures de négociations menées par Rémy Charpentier.

Etienne Fiacre, l’as de la communication digitale

Vous ne pouvez pas vous rendre au meeting ? Pas de panique. Étienne Fiacre (28 ans) est là pour ça. Originaire de Metz, ce génie des réseaux sociaux a révolutionné la communication digitale du meeting depuis son arrivée par la petite porte, en stage, à l’été 2017.

Digital manager depuis 2019, cet ancien sprinteur du 200 m chez les jeunes a permis aux réseaux sociaux du meeting d’exploser, au point d’être à ce jour en termes d’abonnés parmi les meilleurs élèves de la Diamond League.

On a voulu privilégier la qualité des posts à la quantité

Etienne Fiacre

« Chaque année, je réunis une équipe d’indépendants que l’on recrute sur le circuit pour qu’ils nous apportent leur expertise. » Photographes et vidéastes viennent ainsi compléter l’équipe de stagiaires et de bénévoles qui aident Étienne Fiacre a donné vie au meeting Herculis sur le site internet et les réseaux sociaux.

Une communication qu’il prolonge tout au long de l’année, et qui avait fait parler d’elle ces dernières années puisque le meeting Herculis était le seul à annoncer l’ensemble des athlètes présents sur chaque édition à travers des posts ciblés et magnifiés par de sublimes visuels. « On a voulu privilégier la qualité des posts à la quantité. » Trois ans après, avec 15 000 mention j’aime sur Facebook, 4404 abonnés sur Twitter et 16 700 abonnés sur Instagram, la mission est plus que réussie.

Léonard Bertholle, l’homme qui doit ramener la foule

Il a découvert l’ambiance du meeting et les émotions de l’athlétisme lors du meeting Herculis de 2015. « Comme beaucoup de passionnés de sports en général, je suivais la discipline tous les quatre ans lors des Jeux Olympiques, sourit-il. En 2015, je suis arrivé en stage à la Fédération Monégasque d’Athlétisme. J’ai pu vivre le meeting de l’intérieur, dans le stade, au plus près des athlètes. C’est un magnifique souvenir. »

Depuis, celui qui est arrivé sur la Côte d’Aur en provenance de Champagne-Ardenne – il ne manquera cette année pour rien au monde le déplacement de l’ESTAC Troyes au Louis II face à l’AS Monaco – a gravi les échelons, jusqu’à créer son propre poste.

J’essaye d’apporter un maximum de visibilité à cette discipline qui en manque encore

Léonard Bertholle

« Mon rôle est de faire la promotion de l’évènement, en gérant la campagne d’affichage, dans les rues ou dans les médias. J’essaye d’apporter un maximum de visibilité à cette discipline qui en manque encore. »

En charge également de la billetterie, Léonard Bertholle (30 ans) veille à ce que tous les billets trouvent preneur, même dans les années plus difficiles, comme cet été, où le meeting se déroule en août et non pas en juillet. « Entre les départs en vacances des locaux et des entreprises, ce n’est pas simple, concède-t-il. Mais on compte sur les nombreux touristes pour garnir les tribunes. »