Monaco Tribune donne la parole à un fidèle supporter de l’ASM, à travers la nouvelle série « J’ai l’AS Monaco dans le coeur. » Notre premier rendez-vous est avec Alexandre Paquis, supporter du club depuis 1992 et installé à Charleville-Mézières, où il exerce au service image et son de la médiathèque de la ville ardennaise.

Comment êtes-vous tombé amoureux du club ?

Un jour, j’ai allumé le poste de télévision et j’ai vu Georges Weah avec la diagonale sur le dos. Je trouvais ce joueur magnifique et il m’impressionnait à chacun de ses buts, à chacun de ses matches, à chacune de ses performances et à chacune de ses manifestations. Je le prenais comme modèle quand je jouais au foot. À 12 ans, on a besoin de modèles. Je suis donc naturellement tombé amoureux du club qui le faisait briller : l’AS Monaco.

Originaire du Grand Est, mais supporter de l’AS Monaco, c’est donc possible ?

C’est même la caractéristique première de l’AS Monaco ! Les supporters sont partout. Les fans sont éparpillés dans toute la France. Dans le Nord, dans Le Sud, dans l’Est et dans l’Ouest du pays. Et même au-delà. Il y des supporters dans toute l’Europe ainsi que dans le monde entier. Il m’arrive même de discuter avec des supporters basés au Japon.

Je peux vous assurer que si j’habitais près de Monaco, je dormirais dans le stade tous les week-ends

Alexandre Paquis

Monaco est un petit État avec une population assez réduite. C’est donc tout à fait possible et c’est même ce qui fait l’essence du supporterisme rouge et blanc. C’est un peu comme une histoire d’amour par procuration qui se vit très, très bien !

Vous rendez-vous quand même chaque saison au Louis II ?

Avec mon travail et ma famille, les déplacements sont difficiles. J’y vais de temps en temps, les étés, quand je pars en vacances. Mais aller au Louis II régulièrement m’est impossible. À mon grand regret et à mon grand désarroi… Mais je peux vous dire que je ne rate aucun match. Et je peux vous assurer également que si j’habitais près de Monaco, je dormirai dans le stade tous les week-ends.

Il paraît que vous ne manquez pas une seule rencontre…

Absolument aucune ! C’est ma passion, ça coule dans mes veines et rater un match me rendrait malade. De plus, je suis Youtubeur et je débrief les matchs de l’AS Monaco à chaque fois. Je ne peux pas me permettre d’en rater un seul.

Alexandre Paquis aux côtés de Bouba/©DR

On vous voit justement très présent sur les réseaux sociaux, avec des vidéos régulières à propos du club. Racontez-nous cette passion et comment elle a débuté ?

Très simplement… Comme toutes les histoires d’amour, je suis resté fidèle à ma passion qu’est le football depuis tout petit et j’ai fait la même chose avec ce club qu’est l’AS Monaco en grandissant. Adulte, c’est tout naturellement que j’ai transféré ma passion à travers les nouveaux médias offerts par internet. L’arrivée des réseaux sociaux a considérablement changé notre rapport à ce sport ainsi que notre rapport avec les supporters, avec les « communautés » comme on dit.

Cela nous nous a rapproché énormément et on a pu développer plein de projets que ce soit en lien avec la presse écrite, radio ou audio-visuelle. Comme je considère YouTube comme un réseau identique à Facebook ou Twitter, j’ai voulu me lancer dans le décryptage des matches à travers ce média, en me filmant et en analysant les matches. Dans mes études passées ainsi que dans mon travail actuel, parler devant une caméra ou un public ne me posait et ne me pose encore aujourd’hui aucun problème.

Quel est votre meilleur souvenir en tant que supporter de l’ASM ?

Comme beaucoup de supporters, je pense que le parcours de l’AS Monaco en 2004 a marqué les esprits dont le mien. Celui de 2017 était formidable aussi avec le titre, mais le parcours en Ligue des champions avec la finale contre Porto reste omniprésente dans nos têtes chaque jour qui passe. Ce fut un parcours fabuleux, magique et historique et c’est une grande page du football français que nous avons écrit. Ça fait partie de la grande histoire du club. On en parle souvent et ça reste un formidable souvenir malgré le dénouement.

Wissam Ben Yedder ? Entre le nombre de buts qu’il marque, son apport dans le jeu, l’expérience en équipe de France et son âge, c’est juste le patron de l’AS Monaco à mes yeux

Alexandre Paquis

Quels joueurs vous ont le plus marqué ?

Comme je vous l’ai dit précédemment, Georges Weah est le joueur qui m’a le plus marqué dans l’histoire de ce club. J’ai une grande passion pour les attaquants en général et l’AS Monaco a formé et fait briller un tas de grands buteurs ainsi qu’un grand nombre de magnifiques attaquants, encore aujourd’hui d’ailleurs. Ceux qui m’ont le plus marqué sont sans grande surprise et sans grande originalité Thierry Henry, Sony Anderson, David Trezeguet et Fernando Morientes. Je pense que les supporters seront d’accord avec moi.

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Et dans l’effectif actuel ?

Je ne vais pas être original, mais Wissam Ben Yedder est impressionnant ! Entre le nombre de buts qu’il marque, son apport dans le jeu, l’expérience en équipe de France et son âge, c’est juste le patron de l’AS Monaco à mes yeux. Sa carrière parle pour lui et ses statistiques aussi. Je ne dirais pas que c’est un « top player » mondial, mais il frôle la perfection selon moi. C’est un immense joueur et c’est un honneur de le voir porter la diagonale en 2022.

Que pensez-vous du projet amorcé depuis l’arrivée de Dmitri Rybolovlev ?

Honnêtement, son arrivée a marqué une nouvelle grande page dans l’histoire du club. Il est venu nous sauver quand nous étions dans les abîmes de la Ligue 2. On ne peut que le remercier pour cela. La remontée en Ligue 1 nous a donné beaucoup d’espoirs à l’époque et le projet sportif s’est un peu modifié par la suite.

Mon rêve et de rencontrer les joueurs un jour dans ma vie, faire un bon repas avec eux et parler football avec les acteurs de l’AS Monaco

Alexandre Paquis

Je ne rentrerai pas dans les détails mais si il y a eu des hauts et des bas depuis, globalement, je trouve que le club est extrêmement bien géré dans son ensemble. Les dirigeants arrivent toujours à retomber sur leurs pattes et l’AS Monaco est très souvent au sommet, que ce soit en Ligue 1 ou en Europe. Les titres sont là, on aimerait en avoir plus, mais le travail des Russes est excellent dans sa globalité.

Quel bilan tirez-vous du mercato ?

Globalement, je suis satisfait du mercato. Les dirigeants ont réussi à ramener une recrue par ligne. J’ai l’impression que nous avons récupéré des profils que nous n’avions pas avant. Notamment avec Embolo, qui apporte beaucoup de poids en attaque. On en manquait ! C’est donc très satisfaisant et je pense que cela va nous faire progresser sans trop démonter l’effectif en place qui comporte aussi des jeunes qu’il faut faire progresser. Tout est donc bien équilibré et je suis confiant pour la suite. Camara est exceptionnel, sur le terrain comme en dehors, Sarr s’implique parfaitement. Il n’y a que Minamino qui n’arrive pas à se fondre dans le collectif. C’est même assez inquiétant. Enfin, on n’a pas encore vu Didillon, mais je suis sûr qu’il fera le travail quand on fera appel à lui. 

Alexandre Paquis présent dans les tribunes du stade Louis II/©DR

Quelle recrue vous laisse pour l’instant la meilleure impression ?

Sans grande surprise, Camara. Le garçon apporte un style de jeu et une mentalité fantastique au sein du groupe. C’est un ratisseur de ballons et il ne lâche jamais rien. C’est exactement ce dont nous avions besoin pour remplacer Tchouaméni. Dans un autre style bien entendu. 

Quel regard portez-vous sur le début de saison ? 

Vu la difficulté de notre calendrier, il n’est pas si mauvais que ça. Au-delà de la Ligue des champions qui reste une nouvelle désillusion, la Ligue 1 ainsi que l’Europa League nous offrent beaucoup de bonheur au final. On retiendra les deux gros échecs face à Lens et Troyes mais pour le reste, c’est très satisfaisant. Nous sommes septième et nous avons joué de très gros morceaux. À présent, il faut un peu plus de qualités dans le jeu proposé mais nous sommes en début de saison et je suis persuadé que ça va venir. Philippe Clément sait où il va !

Qu’attendez-vous pour la suite ?

Nous devons bien figurer en Coupe d’Europe et faire de meilleurs parcours que les années précédentes. Aller beaucoup plus loin que les huitièmes de finale. Pour la Ligue 1, l’objectif est très clair : finir sur le podium. J’aimerais aussi que l’AS Monaco ne trébuche plus sur les dernières marches des coupes nationales. Que ce soit en demi-finale ou en finale.

Quel serait votre plus grand rêve en tant que supporter de l’ASM ?

Sur le plan personnel, mon rêve est de rencontrer les joueurs un jour dans ma vie. Faire un bon repas avec eux et parler football avec les acteurs de l’AS Monaco. Sur le plan sportif, mon rêve est que les joueurs de l’AS Monaco portent un jour la coupe aux grandes oreilles.