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Récit

Ligue 1: l’AS Monaco accroche le nul face à Auxerre après une remontada inachevée

L'AS Monaco fait match nul contre l'AJ Auxerre à l'occasion des 50 ans de l'Academy © AS Monaco
L'AS Monaco fait match nul contre l'AJ Auxerre à l'occasion des 50 ans de l'Academy © AS Monaco

Menés de deux buts à la pause, les Monégasques ont su réagir en seconde période pour arracher le match nul face à l’AJ Auxerre (2-2), dimanche au Stade Louis-II, à l’occasion des 50 ans du centre de formation du club.

Sous les yeux du président Dmitry Rybolovlev, venu célébrer le cinquantenaire de l’Academy, l’ambiance s’annonçait festive. Le coup d’envoi symbolique avait d’ailleurs été donné par trois produits du club : Jean-Luc Ettori, Bruno Bellone et le jeune Abdel Bakayoko, benjamin de La Diagonale.

Mais sur le terrain, les Rouge et Blanc ont rapidement déchanté. Privé de Lamine Camara (suspendu), Sébastien Pocognoli avait reconduit son 3-4-2-1, avec Aladji Bamba associé à Jordan Teze au milieu et Krépin Diatta replacé sur le côté droit. Une formation qui n’a pas empêché Kévin Danois d’ouvrir le score d’une reprise de volée consécutive à un dégagement manqué de Thilo Kehrer (11e). Vingt minutes plus tard, Lassine Sinayoko profite d’une erreur de Lukáš Hrádecký pour doubler la mise (33e). Les tentatives de Teze et Denis Zakaria n’ont rien changé : retour aux vestiaires avec deux buts de retard.

Le sursaut Fati-Balogun

En deuxième mi-temps, Pocognoli lance Simon Adingra pour dynamiter le couloir gauche. Le pari paye. D’une frappe lointaine somptueuse, Ansu Fati relance les siens (56e) en inscrivant son neuvième but de la saison. Trois minutes plus tard, Folarin Balogun obtient puis transforme un penalty après une faute de Donovan Léon (59e), portant à huit matchs consécutifs sa série en tant que buteur.

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8 900 spectateurs étaient présents au Stade Louis-II © AS Monaco

Le Louis-II s’est embrasé une nouvelle fois lorsque Balogun a cru signer le doublé, avant que le drapeau de la touche ne se lève pour signaler un hors-jeu (65e). Dans la foulée, Hrádecký a dû se montrer vigilant sur des frappes de Marvin Senaya (63e) et Sinayoko (68e), tandis que Maghnes Akliouche offrait le ballon de match à Diatta d’un centre tendu (79e). Le Sénégalais n’est pas parvenu à convertir, et l’ASM a dû se contenter du partage des points.

Pocognoli sans détour

En conférence de presse, le technicien belge n’a pas cherché à maquiller la réalité. « Ce match reflète notre saison : on réagit. On verra en fin de saison si on considère ce nul à moitié vide ou à moitié plein », a-t-il lâché, avant de pointer une constante inquiétante : « C’est le troisième match de suite où on ne démarre pas de la bonne manière. Est-ce un facteur lié à notre style de jeu ou à l’approche mentale ? »

© AS Monaco

Le coach de 38 ans a tenu à saluer la réaction de ses joueurs tout en identifiant une problématique plus profonde : « Pour la première fois à la mi-temps, j’étais très déçu. On a fait un changement, mais ça n’explique pas ce retournement ; je pense qu’il y a simplement eu un meilleur état d’esprit collectif. » Un constat partagé par Faes, interrogé en zone mixte, qui a, lui aussi, fait le parallèle avec les dernières rencontres : « C’est le point commun de nos trois derniers matchs où on débute vraiment mal, même celui contre l’Olympique de Marseille où l’on gagne. Il va falloir rectifier cela, car si on veut accrocher les places européennes, il faut mieux démarrer les rencontres. » Le défenseur belge a également salué le rôle de son attaquant en forme : « Évidemment il nous aide beaucoup actuellement. Quand on a un attaquant qui marque autant de buts, c’est que du bon pour l’équipe ! »

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Des chiffres qui plaident pour l’ASM

Statistiquement, les hommes de Pocognoli ont pourtant largement dominé les débats : 2,30 expected goals contre 0,75, 15 tirs à 12, 10 frappes dans la surface contre 8, 290 passes dans le camp adverse contre 94 et 42 touches dans la surface auxerroise contre 13. Des indicateurs qui soulignent combien l’entame difficile a coûté cher.

© AS Monaco

Ce nul laisse l’AS Monaco à la septième place de Ligue 1, toujours en embuscade pour une qualification européenne mais sérieusement fragilisé dans la course au podium. « On a utilisé un joker la semaine dernière, et aujourd’hui, un demi-joker. (comprendre : la défaite face au Paris FC et ce match nul contre Auxerre ont largement entamé la marge d’erreur monégasque) Il faudra que tout s’aligne parfaitement pour espérer une fin de saison à la hauteur de nos ambitions », a reconnu Pocognoli.

Le déplacement au stade de Toulouse, dimanche prochain, s’apparente désormais à un rendez-vous à ne surtout pas manquer pour maintenir intact le rêve d’une qualification en Ligue des champions.