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Récit

Un retraité condamné pour avoir violenté un chauffeur de bus à Monaco

zou
L’audience s'est tenue mardi 7 novembre 2023 - © Keolis Info Zou via Facebook

La victime saignait au niveau de la tête et a dû se faire recoudre une plaie de deux centimètres.

Une scène surréaliste s’est produite en Principauté sous les yeux des passagers d’un bus Keolis reliant Monaco à la Turbie. Le 20 mars dernier, un homme âgé a frappé un chauffeur à l’aide de sa canne, alors que ce dernier refusait, selon les dires de l’agresseur, de baisser le volume de la radio, trop élevé à son goût.

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Il est 15h45 lorsque les policiers postés au niveau de l’échangeur Sainte-Dévote sont appelés. Sur place, et en interrogeant le vieil homme – un habitant de Beausoleil de 75 ans, de nationalité marocaine – les forces de l’ordre vont comprendre que le contentieux avec le professionnel de la route ne date pas d’hier.

Le chauffeur suspendu sur cette ligne

En effet, le prévenu explique une nouvelle fois à la barre du tribunal correctionnel qu’il a contacté la direction de la compagnie d’autobus à plusieurs reprises et que le chauffeur en question avait d’ailleurs, pendant un temps, été écarté de cette ligne.

C’est à son retour que les faits se sont produits. « Je lui ai demandé de réduire le volume gentiment et poliment, relate le septuagénaire. Je suis malade et je ne supporte pas le son, mais le conducteur m’ignorait ce jour-là, comme à son habitude. D’ailleurs, je crois qu’il avait allumé la radio exprès lorsque je suis rentré dans le bus », explique celui qui est poursuivi pour « violences sans ITT avec arme », la fameuse canne à la main.

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Un mois de prison avec sursis

Si le bus n’était pas bondé, il transportait tout de même d’autres passagers qui ont été obligés d’intervenir. Le retraité avait réussi à asséner plusieurs coups laissant des séquelles à la tête et au bras de la victime d’une soixantaine d’années.

En suivant les réquisitions du procureur, le tribunal condamnera le Beausoleillois inconnu des services judiciaires jusqu’alors, à une peine d’un mois de prison avec sursis.

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