Ligue 1 : Pour la première de 2026, Monaco s’incline contre Lyon
Réduits à dix après l’heure de jeu, les Monégasques n’ont jamais réussi à renverser l’Olympique Lyonnais au Stade Louis-II.
Les bonnes résolutions n’ont pas été prises côté monégasque. Pour leur première sortie de l’année 2026, les Rouge et Blanc ont dû composer avec une succession d’événements contraires, sous les yeux du Prince Albert II présent en tribunes. Entre blessures précoces, un but refusé par la VAR et l’expulsion de Mamadou Coulibaly malgré son égalisation juste avant la pause, l’AS Monaco s’est finalement inclinée (1-3). Un revers de plus : sur ses sept derniers matchs de Ligue 1, l’ASM ne compte qu’une seule victoire.
Un contexte physique compliqué pour l’ASM
La rencontre commence de manière compliquée pour les Rouge et Blanc. Dès la 7e minute, le gardien finlandais Lukáš Hrádecký est contraint de céder sa place à Philipp Köhn. Déjà privé de Denis Zakaria (suspendu), de Lamine Camara et Krépin Diatta (CAN), ainsi que de plusieurs joueurs blessés, Sébastien Pocognoli avait reconduit le dispositif victorieux à Auxerre en Coupe de France. À la 32e minute, Christian Mawissa, déjà strappé à la jambe droite, doit à son tour quitter la pelouse, contraignant le staff à procéder à un nouveau changement avec l’entrée de Kassoum Ouattara.
Sur le terrain, le spectacle peine à décoller. Les vingt premières minutes n’offrent que sept minutes de temps de jeu effectif, symbole d’une rencontre hachée et fermée. Monaco tente néanmoins de se montrer dangereux, par Golovin (4’) puis Coulibaly (15’), mais se heurte à un Greif solide. De l’autre côté, Köhn s’illustre également face à Moreira (28’, 0-0).
Une fin de première mi-temps où tout s’accélère
À la 38e minute, l’ouverture du score lyonnaise intervient sur corner. Tolisso trouve Tagliafico au premier poteau, qui dévie pour Sulc. L’attaquant tchèque se défait de Balogun et conclut au second poteau (0-1). Monaco accuse le coup mais trouve les ressources pour revenir dans le temps additionnel.
Lancé en profondeur, Balogun s’arrache dans un duel avec Mata. Le ballon revient sur Coulibaly qui, opportuniste, pousse le cuir au fond après une sortie manquée de Greif (45+4′, 1-1). Les deux équipes rejoignent les vestiaires sur un score de parité au terme de huit minutes de temps additionnel.
Un but refusé qui change tout
Au retour des vestiaires, les Monégasques affichent de meilleures intentions. Balogun voit sa tentative déviée en corner (51’). Sur celui-ci, Thilo Kehrer reprend de la tête le centre de Caio Henrique et pense donner l’avantage à l’ASM. Après intervention de la VAR, le but est finalement refusé pour une faute peu évidente sur un Lyonnais dans la surface.

Cinq minutes plus tard, c’est au tour des Lyonnais de frapper. Pavel Sulc s’offre un doublé d’une frappe lointaine qui vient se loger dans le petit filet de Köhn (56’, 1-2), sanctionnant une défense monégasque prise à défaut.
Le tournant définitif du match intervient à la 70e minute. Coulibaly, buteur en première période, est expulsé pour un pied trop haut qui heurte la gorge de Tagliafico. Plus de peur que de mal pour le champion du monde argentin qui a pu terminer le match. Réduits à dix, les Monégasques ne parviennent plus à se montrer dangereux. L’OL profite de sa supériorité numérique et alourdit la marque par Abner, servi en retrait par Tagliafico (79’, 1-3).
L’AS Monaco s’incline et se retrouve désormais à sept points de Lyon au classement, une défaite qui complique la course à l’Europe.
Le club analyse la situation en interne
En zone mixte, le directeur général Thiago Scuro n’a pas caché sa frustration face à la situation actuelle du club, notamment la multiplication des blessures : « Nous ne pouvons pas considérer cela comme une situation normale. » Le dirigeant a assuré que des discussions internes auraient lieu afin d’en identifier les causes, tout en assumant sa part de responsabilité.

Malgré cette sixième défaite en sept rencontres de championnat, Scuro a maintenu sa confiance envers Sébastien Pocognoli, estimant que le technicien est « la personne qu’il faut pour les prochaines étapes ». Il a également rappelé que la qualification en Ligue des champions restait un objectif majeur, avec des renforts attendus lors du mercato hivernal, notamment pour pallier la blessure de Minamino.
Frustré, Scuro a pointé les décisions arbitrales qui ont pesé sur les deux derniers matchs de championnat (Lyon et Marseille). « Pour moi, le but de Kehrer est tout à fait valide, il aurait du être accordé et cela aurait pu changer l’histoire du match. »
De son côté, Sébastien Pocognoli a affiché sa détermination malgré l’amertume de la défaite : « Le goût est encore plus amer vu la physionomie du match. » Interrogé sur sa situation personnelle, il refuse de se laisser abattre : « J’ai surtout besoin de sentir la flamme qui m’anime. Et elle est bien présente. » Le coach a regretté que le travail de ses joueurs soit, selon lui, annihilé par des éléments incontrôlables, estimant que « les deux derniers matchs nous font perdre des points sur des décisions arbitrales ».
Les hommes de Pocognoli devront rapidement rebondir et quoi de mieux que la Coupe de France pour tenter d’accrocher une qualification européenne qui semble d’ores et déjà comprise en championnat. Les Rouge et Blanc se déplacent samedi prochain à Orléans pour les 16es de finale de la Coupe de France, un match couperet où il faudra absolument l’emporter.











