Ligue 1 : L’AS Monaco bat Brest et signe une cinquième victoire de suite
Les Rouge et Blanc ont dominé le Stade Brestois au Louis-II et enchaînent un huitième match sans défaite en championnat.
En ce jour d’anniversaire du Prince Albert II, les Monégasques se devaient d’offrir un cadeau à la Principauté et à leurs supporters. Mission accomplie. Face à une équipe brestoise sur une belle dynamique, les Monégasques ont fait preuve de solidité et d’efficacité. Sous les yeux du président Dmitri Rybolovlev, Balogun a trompé Coudert en début de partie avant que Golovin ne vienne sceller la victoire dans le dernier quart d’heure (2-0). Les hommes de Sébastien Pocognoli enchaînent une cinquième victoire en championnat et confirment leur excellente forme du moment.
Balogun, encore lui
Après une entame équilibrée où les Brestois se sont créé quelques situations, notamment via Del Castillo (11’) et Ajorque (12’), c’est finalement l’AS Monaco qui va frapper en premier.
Chotard voit sa tentative de relance interceptée par Lamine Camara et le ballon revient dans les pieds de Balogun qui trouve la lucarne opposée de Coudert (1-0, 19’). C’est le quatrième but consécutif de l’Américain en championnat, et son huitième de la saison en Ligue 1.
Lancé, l’AS Monaco a ensuite multiplié les initiatives : Bamba trouve Akliouche qui manque son geste (26e), Camara envoie sa demi-volée au-dessus (29e), et Golovin bute sur une jolie parade de Coudert sur coup franc (35e).
De leur côté, les Brestois ont failli profiter d’une erreur de Hradecky (25’), de retour dans le but de l’ASM après de nombreuses semaines d’absence. Ils sont même tout proches d’égaliser, mais ni Dina Edimbe ni Ajorque ne peuvent reprendre le centre fuyant de Chardonnet (31’). Les Pirates rentrent aux vestiaires avec le couteau entre les dents.

Golovin fête sa 200e en renard des surfaces
En début de seconde période, les Brestois, deuxième meilleure équipe de Ligue 1 sur les six dernières journées (derrière l’ASM), reviennent des vestiaires avec de nouvelles intentions. Mais la défense monégasque, portée par Zakaria et Faes, ne tremble pas.
Golovin continue de se montrer percutant : le Russe enroule une frappe aux abords de la surface et force Coudert à une belle claquette (51’). Balogun passe lui tout proche du doublé. Son ballon piqué touche le petit filet extérieur de Coudert, au grand désespoir de la tribune Premières qui a cru voir le cuir au fond des filets (68’).
Le match se scelle définitivement à la 78e minute. Sur un bon centre de Biereth, tout juste entré en jeu, Coulibaly manque sa reprise, Golovin suit parfaitement l’action et place une frappe sèche sous la barre de Coudert (2-0, 78’). Le numéro 10 monégasque, déjà buteur la semaine passée au Parc des Princes, fêtait ce soir sa 200e apparition en Ligue 1, toutes disputées sous le maillot monégasque.
Cap sur l’Europe
Solides jusqu’au coup de sifflet final, les Monégasques ont très bien contenu une attaque brestoise qui n’aura cadré qu’une seule fois, à la 82e minute. Ils décrochent un troisième clean sheet en quatre matchs à domicile et grimpent provisoirement à la cinquième place de Ligue 1, à seulement trois points du top 4, en attendant les résultats du week-end.

Pocognoli « On revient de très loin »
En conférence de presse d’après-match, Sébastien Pocognoli s’est montré satisfait mais sans perdre de vue la nécessité de garder les pieds sur terre. Le coach est revenu sur cette victoire, qu’il juge particulièrement formatrice : « Ce genre de victoire 2-0, en ayant été solide défensivement, solide dans l’état d’esprit, en étant clinique au moment qu’il le fallait, ça me donne beaucoup de satisfaction. »
Sur la solidité défensive, face à des Brestois réputés pour leur impact physique et leur jeu sur deuxième ballon, Pocognoli a reconnu la difficulté de l’exercice : « Brest nous a donné du fil à retordre par rapport à notre animation avec ballon. Dans leur style, ils sont peut-être les meilleurs en France. »
Le technicien belge a également tenu à souligner le rôle décisif des entrants en cours de jeu : « Les dix dernières minutes avec les pistons qui ont été remplacés ont apporté cette dernière solidité qui permet de couper l’espoir sur les dernières offensives. C’était un beau travail collectif. »
Interrogé sur les ambitions européennes croissantes du club, Pocognoli est resté mesuré : « On revient de très loin. On ne peut pas avoir la prétention de dire qu’on doit viser telle ou telle place. Mais si on continue, on peut être ambitieux sur ce qu’il y a devant nous. »
Après des semaines compliquées, la machine monégasque tourne désormais à plein régime. Deux rendez-vous capitaux attendent les hommes de Pocognoli dans la course à l’Europe : un déplacement à Lyon le week-end prochain, puis la réception de l’Olympique de Marseille le 5 avril. Deux confrontations qui permettront de mesurer jusqu’où l’ASM peut poursuivre sa folle remontée au classement.









