Le jardin « à la française » des boulingrins offre une vue magnifique sur la place du Casino.  

La motivation pour la création de ce jardin était la suivante : pallier les problèmes de ressources financières de la Principauté suite à la perte, en 1848, des villes de Menton et de Roquebrune. Ainsi, sur les conseils de l’entrepreneur François Blanc, le prince Charles III de Monaco décide de faire des Spélugues un lieu de villégiature et de jeux pour la noblesse et la grande bourgeoisie européenne. Le casino ouvre ses portes en 1863, l’Hôtel de Paris Monte-Carlo, un an plus tard. Et en 1866, le plateau des Spélugues s’incline pour devenir Monte-Carlo, en l’honneur du prince souverain.  

Au fil du temps, les jardins ont subi de nombreuses transformations. La dernière a été terminée en 1989, après la construction d’un parking souterrain taillé dans la roche et recouvert d’une dalle de béton. C’est sur cette dernière que les jardins actuels ont été aménagés pour offrir aux visiteurs une agréable promenade au milieu des fontaines et des parterres de fleurs. De plus, dans le cadre des travaux programmés pour la destruction du Sporting d’hiver, les palmiers, arbres et plantes de ce jardin ont déménagé, quelque temps, dans les serres et sur les terrains de la Société des Bains de Mer. Aujourd’hui, ils ont retrouvé leur place dans cet ensemble botanique exotique et luxuriant. Entre palmiers, muguet du Japon, oiseaux du paradis, bambous sacrés, hibiscus de Chine, les visiteurs ne savent plus où donner de la tête. D’autant plus que tout dans ce jardin à l’entrée libre, a été imaginé dans le respect de la charte environnementale et du label Be Green.