Charles Leclerc a signé une très belle performance au Grand Prix de Russie. Le jeune pilote monégasque fonce vers son destin de futur pilote Ferrari.

Qui a dit prodige ? Sur un tracé qu’il découvrait, Charles Leclerc s’est classé 7e au Grand Prix de Russie, dimanche 30 septembre, au volant de sa Sauber C37. De quoi conforter Ferrari dans son choix : le jeune pilote de 20 ans rejoindra la Scuderia l’année prochaine où il épaulera Sebastian Vettel. En attendant, le Monégasque fourbi ses armes. Et de quelle manière. A Sotchi, il a livré une course agressive en début d’épreuve, signant le 7e chrono des qualifications. Une certaine pression, qu’il n’a eu aucun mal à assumer. Dès l’extinction des feux, il se débarrasse d’Esteban Ocon (Force India), 6e sur la grille. Dans la foulée, il déborde Kevin Magnussen (Haas) à l’extérieur, le tout avec une facilité déconcertante. 5e, il finit logiquement par céder une place à Max Verstappen (Red Bull), au 8e tour. Puis, pénalisé pour un changement de moteur, à Daniel Ricardo, le second pilote de l’écurie britannique.

« Le meilleur des autres »

« On a fait une super course car, cette fois, nous sommes les meilleurs des autres », a réagi le jeune pilote. En atteignant le damier en tête des outsiders, derrière les trois intouchables top teams (Mercedes, Ferrari et Red Bull), l’ambassadeur de la principauté signe en effet une performance rare, réservée habituellement aux pilotes Haas, voire Renault ou Force India. Après sa 6e place en Azerbaïdjan, Leclerc offre donc de nouveaux points précieux à l’écurie suisse. Au classement des constructeurs, Sauber n’est plus qu’à trois longueurs de Toro Rosso.

Côté pilotes, en décrochant un 8e succès cette saison au volant de sa Mercedes, Lewis Hamilton conforte sa position en tête du classement. 3e à Sotchi, derrière la deuxième Mercedes du finlandais Valtteri Bottas, Sebastian Vettel est relégué à 50 points. Quant à Charles Leclerc, il fonce imperturbablement vers le volant de la Ferrari qu’il pilotera l’année prochaine : 15e, il talonne désormais Romain Grosjean (Haas) et creuse l’écart par rapport à ses rivaux directs.