L’heure est au bilan après la 3e édition de la Monaco Ocean Week. Premier enseignement : le prince Albert II apparaît de plus en plus comme un leader mondial de la protection des océans. En témoigne la 10e Monaco Blue Initiative, en ouverture de l’événement, consacrée aux Aires marines protégées (AMP).

La 3e édition de la Monaco Ocean Week vient de s’achever. Et l’heure est plutôt à la satisfaction du côté de la principauté. Pendant une semaine, écologistes et défenseurs de l’environnement ont eu les yeux braqués sur Monaco. Des centaines de scientifiques, d’experts et de représentants d’ONG ont en effet planché sur le thème de la protection des océans. Biodiversité marine, préservation du corail, lutte contre la pollution plastique en Méditerranée… Autant de questions qui ont été abordées au cours des différents ateliers de travail et conférences organisés tout au long de cette édition particulièrement riche.

Un leader de la préservation des océans

Organisé conjointement par la Fondation Prince Albert II, le gouvernement monégasque, l’Institut océanographique, le Centre Scientifique et le Yacht Club, l’événement est né et se déroule sur le Rocher depuis trois ans. Un motif de satisfaction pour le prince Albert II qui apparaît de plus en plus comme un des leaders mondiaux de la préservation des océans. Le souverain a ainsi donné le « la » lors de la 10e Monaco Blue Initiative – qui a fait l’ouverture de la Monaco Ocean Week – consacrée aux Aires marines protégées (AMP).

Albert II trace une feuille de route

Devant 145 participants réunis dans la grande salle de conférences du Musée océanographique, le prince a souligné l’urgence de la situation. Tout en se félicitant du chemin parcouru depuis 10 ans : « Nous sommes toujours là, vous êtes toujours là et d’autres nous ont rejoints. Cet intérêt est pour nous une excellente nouvelle, car, face à une menace toujours plus précise, nous avons besoin de forces, d’idées nouvelles, de moyens et d’énergies. » Et le prince de tracer une feuille de route : « Le mouvement en faveur de la protection de la mer gagne du terrain chaque année. Le moment est venu d’accélérer le mouvement avant qu’il ne soit trop tard. Le premier défi consiste à renforcer les aires marines protégées existantes, politiquement et juridiquement. Le deuxième défi, c’est l’expansion de ces zones marines protégées, qui devraient couvrir un tiers de nos mers pour assurer une protection efficace. »

Un objectif ambitieux

Le souverain promeut cette ambition de longue date sur la scène internationale. Il compte la défendre encore jusqu’à la COP15 sur la biodiversité, qui se tiendra en Chine en 2020. L’objectif, convenu à la conférence d’Aichi en 2010, au Japon, était de parvenir à la protection de 10 % des mers et des océans à cet horizon. Et s’il ne sera sans doute pas atteint d’ici l’année prochaine – seuls 5 à 8 % des mers et des océans sont actuellement couverts par des AMP -, la Française Brune Poirson, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, n’a pas manqué de souligné la capacité du souverain monégasque à faire bouger les choses. « Merci Monseigneur, nous manquons d’ambition et de leadership dans ce domaine », lui a-t-elle lancé, au début de son intervention.

« D’ici à la COP15 en Chine, vous devez pousser les gouvernements à être plus ambitieux, a encore insisté celle qui a été nommée le 20 mars dernier vice-présidente de l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement, Monseigneur, vous pouvez compter sur la France. Nous serons toujours là pour soutenir votre leadership. »

Un leadership qui place la principauté au premier rang des défenseurs de l’environnement.