La Roca Team est redevenue la belle mécanique qu’elle avait cessé d’être lors de la première partie de saison. Mardi soir, elle n’a laissé aucune chance à Strasbourg, corrigé sur son parquet (101-71).

Dee Bost a été sans pitié avec ses anciens coéquipiers. En pleine forme, le meneur monégasque (20 points) a démontré toute l’étendue de son talent sur le parquet d’une équipe strasbourgeoise, certes diminuée par les blessures, mais incapable de résister à la tornade monégasque.

Lancée à pleine vitesse…

Après un début de match où elle a donné l’illusion de pouvoir faire jeu égal, grâce notamment à la puissance de Florent Piétrus, la SIG s’est fait inexorablement distancée, perdant pied dans le deuxième quart-temps à cause de ses pertes de balle à répétition (12 en première mi-temps). C’est plus qu’il n’en fallait aux Roca Boys pour creuser l’écart. Les hommes de Sasa Obradovic terminaient ainsi le deuxième quart-temps en boulet de canon et rejoignaient les vestiaires avec un avantage de 14 points (45-31). Et ce n’était que les prémices d’un second acte à sens unique. De fait, au retour des vestiaires, ils infligeaient d’entrée aux locaux un cinglant 11-0, en bénéficiant d’une belle adresse à longue distance. C’était trop pour les Alsaciens, incapables de revenir malgré les (rares) éclairs de Jarell Eddie.

Déjà giflée à Villeurbanne la semaine dernière, la SIG, deuxième budget de Jeep Elite (7,7M€) derrière l’ASVEL, est en pleine dégringolade à deux journées de la fin de la saison régulière. Sa qualification pour les play-offs est loin d’être assurée. De son côté, la Roca Team, lancée  à pleine vitesse (14 victoires en 15 matchs sur la phase retour), reste en embuscade à la troisième place du classement où elle attend un faux pas de Nanterre pour chiper la deuxième place. Une deuxième place qui lui procurerait l’avantage de recevoir en demie finale des play-offs.