La restructuration de la Société des Bains de Mer (SBM), pourvoyeuse de près de 4 000 emplois à Monaco, n’est pas sans conséquence. Le 11 décembre dernier, quelques dizaines de licenciements et le départ volontaire d’au moins 189 salariés ont été officialisés.

La Covid-19 n’a pas épargné la SBM, en charge de la gestion des principaux hôtels et casinos de la Principauté ainsi que de trente bars et restaurants. Au contraire, elle a subi un été « médiocre » et un hiver « très difficile ». C’est dire que l’annulation des congrès et le manque de clients a poussé la SBM à viser une économie d’exploitation de 25 millions d’euros par an. Au programme ? Un plan en deux phases, des suppressions de postes et une renégociation de certains accords collectifs ou usages en vigueur. À noter que le personnel vient majoritairement de France et d’Italie, pour une rémunération brute moyenne de 47 000 euros par an.

Il y a eu des contrepropositions des syndicats, toutes ont été refusées

Olivier Cardot, secrétaire général adjoint de l’Union des syndicats de Monaco

Fossé entre les salariés et la SBM

Le rassemblement du 11 décembre dernier – réunissant près de 700 salariés – sur la place du Casino, laissait déjà transparaître quelques tensions. S’ajoute à cela, le plan de départs volontaires ouvert aux plus de 57 ans à la condition essentielle d’un non-remplacement qui a finalement suscité plus de 300 candidats au départ. Par ailleurs, la SBM non soumise à la fermeture, dans le cadre du protocole sanitaire prévu en Principauté, enregistre un sursaut de réservations. D’ailleurs, même si la clientèle internationale est regrettable, le réveillon du 31 décembre affiche complet au Grill de l’Hôtel de Paris.