A 11h30 ce jeudi matin, le skipper allemand (SeaExplorer-Yacht Club de Monaco) a donné une vision conférence en direct des quarantièmes rugissants. Il vient de passer le Cap de Bonne Espérance, porte officielle de l’entrée dans les mers du sud. Il revient sur le sauvetage de Kevin Escoffier et évoque les dépressions à venir.

« On était désespérés, on a vraiment eu très peur ! » confie Boris Herrmann, dérouté par la direction du Vendée Globe – comme trois autres de ses concurrents – pour participer à l’opération de sauvetage de Kevin Escoffier. « Après avoir appris la bonne nouvelle, j’ai pleuré. J’ai réalisé que nous étions passés pas loin de la catastrophe. »

Des conditions difficiles 

De retour dans la course, le skipper de la team Malizia joue donc plus que jamais la carte de la prudence. « Les conditions sont difficiles », avoue-t-il. Et cela ne va pas s’arranger les prochains jours. D’autant que Boris Herrmann a perdu sa voile intermédiaire. « Je suis légèrement handicapé par la perte de mon J2, mais pour le moment, dans le Sud, je n’en ai pas vraiment besoin. »

Actuellement dans une zone biologique très riche

Adoptant, en bon marin, une stratégie sécuritaire, il continue sa route dans l’Indien, à la recherche constante d’un équilibre : « Je joue mon jeu à moi. Je regarde la trajectoire des autres mais ça ne m’influence pas. Je dessine ma route en fonction de mes capacités » sans toutefois perdre de vue sa mission scientifique. « J’espère que le laboratoire embarqué tiendra jusqu’au bout car je me trouve actuellement dans une zone biologiquement très riche.» Une stratégie qui lui réussit puisqu’il est 7e au classement, juste derrière Jean Le Cam.

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