Les distributeurs français de fruits de mer et de poissons s’inquiètent des répercussions du blocus sanitaire du Royaume-Uni sur la chaîne de distribution. D’autant plus avant Noël.

Suite à l’apparition d’une nouvelle souche de la Covid-19, le Royaume-Uni se retrouve isolé du monde. De nombreux pays incluant la France ont décidé de suspendre toutes liaisons avec les Britanniques. Il en va de même pour les importations. L’objectif ? Éviter que ce virus muté ne traverse les frontières.

Des mesures qui ne sont pas sans conséquences sur les repas de Noël des Français. Olivier Véran, ministre de la Santé, justifie cet acte comme un « principe de précaution », face à une nouvelle souche qualifiée « 70 % plus contagieuse » par Boris Johnson, le Premier ministre britannique.

Nous avons des produits bloqués de l’autre côté de la frontière avec des produits que nous attendons pour les fêtes, du poisson et des fruits de mer.

Dominique Schelcher, PDG Système U

Un impact sur le chiffre d’affaires à prévoir

Alors que la Commission européenne recommande la reprise du trafic au port de Douvres en Angleterre, des files de camions s’alignent sur les parkings. Invité sur BFMTV, le PDG de Système U, Dominique Schelcher a fait part de son inquiétude : «  Des langoustines vivantes, noix de pétoncles, queues de lotte sont bloquées. » Et d’ajouter : « il risque d’y avoir une pénurie », le 23 et le 24 décembre.

De son côté, Arnaud Delaforge, patron d’une entreprise spécialisée dans la transformation des produits de la mer a confié à RTL: « Les camions ne peuvent pas faire demi-tour et sont bloqués pour 48 à 72 heures. » Une situation qui pourrait engendrer, selon lui ,« plusieurs millions d’euros » en perte de chiffre d’affaires pour le secteur.