Grand espoir monégasque de la discipline, Iñigo Lopez de la Osa Franco (17 ans) est naturellement présent sur le Jumping International de Monte-Carlo. Jeudi soir, dans son écurie, à l’issue d’une première journée de compétition marquée par la chaleur, le cavalier monégasque nous a accordé quelques minutes. Extraits.

Qu’est ce que cela représente pour vous de porter haut les couleurs de la Principauté au Jumping International de Monte-Carlo ?

Je suis très fier de concourir à la maison. Je connais tout le monde ici. Cela me motive encore plus. Au niveau de la confiance, je suis au top, avec le public qui nous soutient. Je vais essayer de tout donner et réaliser de grandes performances.

Monaco m’a offert la possibilité de les représenter lors des Championnats d’Europe avec les Juniors.

Comment s’est déroulé votre saison jusqu’ici ?

En début de saison, je défendais encore les couleurs de la sélection espagnole. Mais Monaco m’a offert la possibilité de les représenter lors des Championnats d’Europe avec les Juniors. J’ai réellement commencé à me plonger dans la compétition en avril, avec mes deux coéquipières, Kristina Klebanova et Anastasia Nielsen. Notre objectif, à tous les trois, est de bien faire lors de ces Championnats d’Europe cet été. On va tout donner pour se préparer en conséquence.

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Quels sont vos ambitions à long terme ?

Comme tous les athlètes, j’ai des rêves. Je prends les étapes les unes après les autres. Mais j’aimerais atteindre le plus haut niveau, comme les cavaliers cinq étoiles de Monaco. Et pourquoi pas un jour disputer les Jeux Olympiques ?

Iñigo Lopez de la Osa Franco, avec ses coéquipières Kristina Klebanova et Anastasia Nielsen.

On imagine que vous regardez encore ces cavaliers avec de grands yeux…

Bien sûr. Ce sont des modèles. Je m’entraîne avec eux et régulièrement avec Jos Verlooy, qui est dans le top 15 mondial. Lui, c’est un crack. Être avec eux, tous les jours, sur les évènements, c’est quelque chose d’incroyable. J’apprends énormément à leurs côtés.

Comment avez-vous débuté l’équitation ?

J’ai débuté à l’âge de 11 ans. Mon père était lui-même cavalier. C’est grâce à lui que j’ai commencé l’équitation, à San Remo. Nous avons ensuite acheté un terrain, près de Vintimille, où nous avons installé une écurie. J’ai tout de suite accroché. J’ai ensuite fait partie de l’équipe d’Espagne à la Coupe des Nations, avec les Children et les Juniors. L’équitation est pour moi une passion. Je veux faire carrière dans le futur.

Je vais aller à l’université à Eindhoven, en ingénierie industrielle.

Comment vont se dessiner vos prochaines semaines ?

Je m’apprête à entrer à l’université en septembre. Je vais aller à Eindhoven, en ingénierie industrielle. Les Pays-Bas sont une terre d’équitation, c’est bien pour ma carrière.

Parlez-nous de votre cheval, l’expérimenté Sultan de Beaufour.

(Sourire) Sultan ? Il fait sa vie, c’est un solitaire, calme et indépendant. Vous pouvez laisser les portes ouvertes toute la nuit, il ne va pas partir. Mais en piste, il galope. C’est un lion.

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Depuis quand concourez-vous ensemble ?

Nous l’avons acheté en 2014. A l’époque, c’était pour que mon père fasse des petites épreuves avec lui. Il a tout de suite remarqué qu’il avait quelque chose de spécial. Il a décidé de le confier à Simon Delestre qui a fait des Grand Prix cinq étoiles avec lui, en étant jusqu’à être pré-sélectionné pour les Jeux équestres mondiaux, aux États-Unis. J’ai ensuite eu la chance de le récupérer. Avec lui, je me suis tout de suite bien trouvé. Cela fait maintenant plusieurs années que je suis avec Sultan de Beaufour tous les week-end.