Addict à l’alcool, il vole du whisky dans un supermarché de Monaco
Un homme de 46 ans a été jugé par le tribunal correctionnel de Monaco, ce mardi 10 mars, pour plusieurs vols commis dans un supermarché de la Principauté.
Les faits remontent au 9 septembre 2025, vers 8 heures du matin, au Carrefour Market situé sur l’avenue Albert Ier. Ce jour-là, l’homme, né en 1979 en Tunisie et de nationalité française, entre dans le magasin et dissimule deux bouteilles de whisky dans son pantalon, avant de prendre également une canette de bière. Le montant total du vol s’élève à 71,87 euros.
Le caissier du supermarché remarque rapidement son comportement suspect. Le personnel du magasin décide alors de le suivre et l’interpelle à la sortie du magasin. L’homme oppose une forte résistance avant l’intervention des policiers. Lors de sa garde à vue, il reconnaît immédiatement les faits. Les images de vidéosurveillance le montrent d’ailleurs tenant la canette de bière à la main, sans chercher véritablement à la dissimuler. « Je suis venu pour voler, je me suis fait attraper, c’est comme ça, ce n’est pas grave, il n’y a pas mort d’homme », déclare-t-il alors aux enquêteurs.
Il explique également être dépendant à l’alcool fort, mais aussi aux stupéfiants : « Je consomme des joints et de la cocaïne quand j’en ai les moyens », précise-t-il. Au moment des faits, l’homme était sans emploi et vivait à Nice. Son casier judiciaire mentionne déjà une condamnation en France pour détention de stupéfiants et conduite sous stupéfiants.
Plusieurs jours de prison avec sursis
Absent à l’audience, son avocat a toutefois tenu à rappeler que son client tente aujourd’hui de se reconstruire : « Il a subi les morsures de la vie », explique-t-il, évoquant ses addictions et plusieurs séjours en établissement pour se soigner. « Il est tombé très bas. Cet épisode lui a servi d’électrochoc. Aujourd’hui, il poursuit sa thérapie et vient de trouver un emploi comme agent d’entretien. Il ne veut pas perdre ce travail », plaide la défense, estimant que les réquisitions du parquet sont excessives pour une première condamnation en Principauté.
De son côté, la procureure a souligné que les biens avaient été récupérés et remis en vente, tout en rappelant la situation d’addiction du prévenu. Elle avait requis trois mois de prison avec sursis et trois ans d’interdiction de séjour à Monaco. Après en avoir délibéré, le tribunal a finalement condamné l’homme à 15 jours de prison avec sursis, assortis d’une interdiction de séjour en Principauté pendant deux ans.











