Dans un entretien à France 3 Côte d’Azur, le prince Albert II réaffirme son attachement à la mer. Depuis une dizaine d’année, la principauté est un moteur en matière d’écologie.

Alors que se déroule à Monaco, ce mercredi 26 septembre, le 2e Monte-Carlo Gala for the Global Ocean, le prince Albert II réaffirme son attachement à la mer. « J’ai un rapport fusionnel avec la mer. C’est dans mon héritage familial depuis le Prince Albert I, en passant par mon père le Prince Rainier. La mer a toujours été au coeur de nos préoccupations », explique-t-il ainsi dans un entretien exclusif accordé à France 3 Côte d’Azur.

L’urgence est à la préservation de l’écosystème marin, insiste le prince sans ambages. Pour lui, « notre survie dépend des océans et des mers ». Un combat qui passe notamment par la lutte contre la pollution et la surpêche ou le financement des aires protégées.

Ainsi, « tous les acteurs, ONG, élus, scientifiques et tous ceux qui aiment la mer doivent s’unir », pour mener ce combat de front. Ce qui n’est pas encore tout à fait la norme aujourd’hui… Question de volonté ?

Un chef d’Etat engagé sur l’écologie

Chef d’Etat engagé, Albert II montre l’exemple et apporte un soutien actif au projet Ramoge. Cet accord franco-monégasque-italien a permis la création d’une zone pilote de prévention et de lutte contre la pollution du milieu marin. Les zones maritimes de la Région PACA, de la principauté de Monaco et de la Ligurie bénéficient ainsi d’une coopération scientifique, technique, juridique et administrative pour une gestion intégrée du littoral.

Cela fait maintenant plus de dix ans que le souverain se soucie des questions écologiques. Les Monégasques ont encore en mémoire son voyage au Pôle Nord, en 2006, pour mesurer les effets du réchauffement climatique. Frappé par l’état d’extrême fragilité de la banquise, le prince décida dans la foulée de créer sa propre fondation (la fondation Prince-Albert-II-de-Monaco), consacrée à la protection de l’environnement et la promotion du développement durable à l’échelle mondiale.

Depuis, cette dernière multiplie les initiatives d’organisations publiques et privées dans les domaines de la recherche et de l’innovation technologique. Elle a déjà soutenu 396 projets (de la promotion de la biodiversité à la gestion des ressources en eau en passant par la lutte contre la désertification) pour un montant de 36 millions d’euros. L’articulation entre préoccupations environnementales, développement durable et enjeux sociaux est également au cœur de son action. La principauté monégasque est plus que jamais un moteur en matière d’écologie.