Le XVIIe sommet de la francophonie s’est tenu les 11 et 12 octobre à Erevan, en Arménie.

Les mots du prince Albert II sont pesés. Rendant hommage à Charles Aznavour, à Erevan, dans la patrie d’origine des parents de l’artiste franco-arménien, le souverain monégasque a salué un « admirable ambassadeur de la langue française à travers le monde. Un poète surtout, qui cultivait une sincère passion pour la langue ».

Par un hasard dont l’histoire à le secret, le XVIIe Sommet de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) s’est en effet ouvert en Arménie, dix jours tout juste après le décès de l’inoubliable interprète de « La Bohème ». Le symbole a évidemment été souligné par le prince souverain très attaché à défense de la langue française et à son rayonnement. Cette dernière est une « appartenance à une communauté de valeurs embrassant tout ce qui nous unit« , a-t-il expliqué avant d’évoquer un autre domaine qui lui est cher. A savoir, « l’impérieuse nécessité de préserver la planète pour les générations futures« . La protection de l’environnement a d’ailleurs constitué le cœur de son intervention. Et d’évoquer, notamment, les actions entreprises par la principauté en la matière, comme les Explorations de Monaco, qui visent à « soutenir les recherches scientifiques pour mesurer au mieux l’impact des activités humaines sur l’environnement marin ».

Notons que la quarantaine de chefs d’Etat et de gouvernement réunis pour deux jours d’échanges et de débats dans la capitale arménienne ont adopté un « Appel francophone pour le vivre ensemble ».

Le sommet a aussi permis l’élection, par consensus, d’une nouvelle secrétaire générale de l’OIF. Il s’agit de la cheffe de la diplomatie rwandaise, Louise Mushikiwabo. Elle succède à la canadienne Michaëlle Jean.

Les 84 pays membres de l’OIF seront bientôt représentés en principauté par leur ministre. Monaco accueillera en effet la 36e Conférence ministérielle de la Francophonie en octobre 2019.