Le procès des assassins présumés d’Hélène Pastor et de de Mohamed Darwich touche à sa fin.

Le procès Pastor touche à sa fin et les lignes ont peu bougé depuis l’ouverture de cette séquence judiciaire qui restera dans les annales. Cette semaine, les avocats des parties civiles se sont succédés et le réquisitoire du procureur général est attendu aujourd’hui. L’étau se resserre inexorablement sur Wojciech Janowski, le gendre de la milliardaire Hélène Pastor, commanditaire présumé de son assassinat.

En diffusant, la semaine dernière, la vidéo de ses aveux en garde-à-vue, le président des Assises des Bouches-du-Rhône a pris une décision rarissime. Mais elle a sans doute dissipé les derniers doutes des jurés. Il est vrai que la pugnacité du Polonais, qui nie toujours les faits, est impressionnante. Sa version d’aveux extorqués par des mauvais traitements subis dans les locaux de la brigade criminelle de le police judiciaire de Nice, tient cependant difficilement la route. Dans la vidéo, ce dernier, interrogé calmement par les policiers, explique avoir fait éliminer Hélène Pastor par amour pour sa campagne Sylvia, alors atteinte d’un cancer. Pour lui, la pression que faisait subir la mère à la fille est la cause de la maladie. Pas un mot, en revanche, sur ses problèmes financiers, ni sur le colossal héritage Pastor.

Quant aux autres accusés, le mystère demeure. Qu’est-ce qui a bien pu pousser Pascal Dauriac, « l’organisateur » de 49 ans, à participer à une telle entreprise criminelle ? Lui-même reconnaît son implication mais a été incapable de l’expliquer. Et comment les tueurs, Samine Said Ahmed et Al Haïr Hamadi, qui nient les faits, ont-ils pu se laisser convaincre de commettre cet acte insensé pour quelques milliers d’euros ?

La semaine prochaine, ce sera au tour de la défense de prendre la parole. Les plaidoieries d’Éric Dupond-Moretti et de Luc Febbraro, avocats de Wojciech Janowski, sont attendues. Les douze jurés rendront leur verdict mercredi ou jeudi.