En bloquant partiellement la France samedi dernier, les « gilets jaunes », ont réussi leur journée de mobilisation. Ils appellent à une grande manifestation à Paris samedi prochain.

Les blocages des « gilets jaunes » se poursuivent ce mercredi, un peu partout en France. Dans le Vaucluse, des barrages sont signalés à Bollène, Orange ou Avignon. Dans les Bouches-du-Rhône, les manifestants interdisent l’accès au dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer…

La mobilisation réussie du 17 novembre, marqué par de nombreux points de blocages, a donné des idées à un mouvement qui reste informel mais dont les autorités craignent de plus en plus la « radicalisation ». En effet, le maintien de l’ordre est compliqué à organiser pour le tout récent ministre de l’Intérieur français, Christophe Castaner, confronté à une sorte de jacquerie aux revendications hétérogènes dont les actions se multiplient depuis 5 jours.

Des risques de dérapages ?

Si la situation reste sous contrôle, hier, mardi, un motard est décédé après avoir été renversé par une camionnette qui tentait d’échapper à un barrage. Le bilan fait pour l’instant état de deux morts, 553 blessés dont 17 graves. 95 policiers et gendarmes ont également été blessés.

Mais les autorités sont particulièrement préoccupées par « l’effet tâche d’huile ». Ainsi de rassemblements lycéens, comme à Salon-de-Provence où à Aix-en-Provence, qui reprennent les slogans du mouvement. Même chose en Seine-Maritime avec des rassemblements de pêcheurs arborant des « gilets jaunes ». Il semble également que des organisations radicales tentent de se greffer au mouvement. A La Réunion, où un couvre-feu a été mis en place après des violences urbaines qui paralysent l’île, le président du conseil régional a annoncé que la taxe locale sur les carburants, à l’origine de la colère des « gilets jaunes », n’augmenterait pas sur les trois ans à venir.

290 000 « gilets jaunes » se sont mobilisés le 17 novembre selon les chiffres des autorités. Et le mouvement semble parti pour durer. Des milliers d’appels à bloquer Paris, samedi 24 novembre, fleurissent en effet sur les réseaux sociaux. Un événement a été créé sur Facebook. Combien seront-ils dans la capitale française à répondre à cet appel baptisé « Acte 2 : toute la France à Paris ! » ?