Le Théâtre du Fort Antoine, avenue de la Quarantaine à Monaco, termine sa saison culturelle avec deux pièces étonnantes inspirées d’histoires vraies, qui ne laisseront personne indifférent : Je vole… et le reste je le dirai aux ombres et Sstockholm. A ne pas manquer.

Le comédien et metteur en scène Jean-Christophe Dollé raffole des faits divers. Après le spectacle Mangez-le si vous voulez qui traitait du drame de Hautefaye en 1870, où un jeune homme était torturé et dévoré par les habitants d’un village, il revient avec Je vole… et le reste je le dirai aux ombres qui s’intéresse cette fois à la tuerie de Nanterre du 28 mars 2002, en entrant dans la tête du tueur Richard Durn au moment de sa défenestration. Un succès public et critique du festival off d’Avignon 2019, notamment parce que le spectacle se fait en une narration particulière, toute en flash-backs, avec trois comédiens qui interprètent de nombreux rôles, dont trois incarnations du Souvenir, qui tentent de se remémorer pourquoi Richard est devenu un tueur. La pièce étonne aussi pour les différents artifices de magie qui ont lieu régulièrement, témoignant de la présence invisible du tueur. Le spectacle aura lieu ce jeudi 1er août, à 21h30.

Des pièces d’auteur inclassables

Le mardi 6 août à 21h30, c’est une autre histoire vraie qui est mise en scène, Sstockholm qui traite, comme son nom l’indique, du syndrome de Stockholm. L’auteure et metteure en scène Solenn Denis, pénètre dans les méandres de ce trouble psychologique, en montrant comment une victime peut développer de l’empathie pour son bourreau. Les mots sont durs, heurtent, tandis que les trois comédiens du Collectif Denisyak témoignent d’une folle énergie. Un texte qui a obtenu en 2011 la Bourse d’encouragement du Centre National du Théâtre et en 2012, le prix Godot.

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