Depuis 2016, rien ne semble entraver la lente agonie des grandes nacres dans les zones maritimes de Méditerranée. Pour tenter de préserver l’espèce de la disparition, la Principauté de Monaco a mis sur pied un vaste projet expérimental.

L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) a identifié un parasite responsable de la mort prématurée des grandes nacres. Le constat est alarmant. Fin 2018, les plongées de la Direction de l’Environnement au sein des eaux monégasques ont révélé un très faible pourcentage d’individus vivants. Les essais de transplantation en profondeur vers un environnement plus sain ont également échoué.

Préserver les larves pour les élever

Au cours du mois de juin, les premières tentatives de prélèvements de grandes nacres à l’état larvaire ont débuté. En association avec l’Institut océanographique, la Direction de l’Environnement vise un projet d’élevage et de réimplantation afin de mieux étudier leur résistance au phénomène. Le Centre Monégasque de Soins des Espèces Marines (CMSEM) sera responsable de leur croissance durant une année avant de les réintroduire dans leur milieu naturel. Un lieu adapté à la recherche sur la biodiversité marine et au sein duquel les scientifiques tenteront de trouver une solution durable. Pour les épauler, ils peuvent compter sur l’appui de nombreux partenaires tels que la Fondation Prince Albert II de Monaco, l’AMPN, l’Université Nice Sophia Antipolis, ainsi que la coopération d’instituts français et étrangers.