On n’a pas de mal à l’imaginer. Sur son vélo, à sillonner les cols au-dessus de Nice ou encore à parcourir les corniches entre la capitale de la Côte d’Azur et Monaco. Le regard, parfois concentré sur l’effort et souvent perdu au loin, vers la mer Méditerranée.

Rémi Clermont est un passionné de vélo, tellement qu’il y a consacré son activité professionnelle, depuis qu’il a créé en 2010 Le Café du Cycliste, une marque de vêtements pour cyclistes, mais aujourd’hui également un concept store situé sur le port niçois.

À la rencontre de Rémi Clermont

Il n’est pourtant pas originaire de la région. Mais il en connait les recoins comme un natif. Rémi Clermont est né en Alsace et est arrivé dans les Alpes-Maritimes pour le travail, il y a 15 ans. Il était alors au marketing dans une entreprise d’informatique à Sofia-Antipolis. « Une des choses qui est magique dans le vélo, c’est que c’est un outil social assez sympa. Quand on arrive dans une région et dans une entreprise, on se met à faire du vélo avec ses collègues, et on découvre la région comme ça. Après un an, je connaissais tous les villages ! »

Il faut dire que le cyclisme chez les Clermont, ça se transmet de génération en génération. « Mon père est médecin et passionné de vélo. Quand j’étais gamin, quand il allait travailler il mettait ses vêtements de médecin et quand il faisait du vélo j’avais l’impression qu’il se déguisait, qu’il devenait une autre personne avec ses vêtements de cycliste. » se souvient l’entrepreneur. Une vocation était née. Aujourd’hui, Rémi accompagne son fils de 9 ans tous les matins à l’école, à vélo évidemment, en longeant la Promenade des Anglais : « Je lui rappelle de temps en temps que tous les enfants n’ont pas cette chance ! » sourit-il.

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From Levens to Duranus the road clings to the rocks on the west side of the Vesubie valley gorges. The term ‘balcony road’ may have been invented just for this stretch alone. After the climb through the hamlet of Duranus there’s a sign on the left marking the ‘Saut des Français’. According to legend, it was here that militia defending the Savoy-governed Comte de Nice (not at that stage part of France), threw French republican soldiers over the cliff to certain death in the late 18th century. Don’t look down if you’re scared of heights.⠀ ⠀ The balcony road rejoins the main valley road at Saint-Jean-de-la-Rivière, where you can also turn left to climb La Madone d’Utelle. But the Turini lies just ten false flat kilometers up the valley, passing through more deep gorges. Looking up at the surrounding peaks gives a sense of the riding possibilities in this valley – they are plentiful.⠀ ⠀ The north western side of Turini that will be tackled by the peloton at the end of August is actually the shortest of the three main routes to the summit. Still, with 15km at 7.2% average gradient, this is hors categorie climbing.⠀ ⠀ Just 2km into the climb, the town of Bollène-Vesubie used to be a mid-mountain, fresh air health retreat for Italian and English aristocrats. Now the visitors from those nations are usually either on motorbikes or bicycles. The labyrinth of routes on this mountain and its history in the World Rally Championship have turned Turini into a veritable playground for two and four wheels alike, thankfully without the crazy numbers to be found on the Ventoux and Stelvio.⠀ ⠀ Climbing the western side could be broken into three parts – up to and past Bollène-Vesubie, into the middle section which is riddled with switchbacks offering views up and down the mountain, and then through the forest section to the Col. The fastest recorded Strava time is 43:55 by former Dutch pro Remmert Wielenga. A respectable amateur time is anywhere just below or above the one-hour mark.

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Les Alpes-Maritimes : une région idéale pour les cyclistes professionnels

Une chance. C’est ainsi qu’il pourrait également qualifier le fait de vivre dans la région pour le cycliste qu’il est. Car les avantages à être dans les Alpes-Maritimes pour le vélo sont nombreux. « Le premier, avant même la météo, c’est la variété des parcours. On a un terrain unique entre la mer et la route de la Baumette, il y a 150km entre les deux, et on se retrouve entre la carte postale idyllique avec les palmiers que tout le monde connait, et le col de Turini ou celui de la Madone… Le terrain, c’est le numéro 1 des avantages. » Rémi Clermont reconnaît également de belles routes, avec peu de circulation quand on s’éloigne du bord de mer. « Ce n’est pas la région la plus facile physiquement, car c’est vite valloné voire montagneux, mais c’est l’idéal pour les cyclistes ! »

Et quand on lui demande les plus beaux parcours à faire dans le département, il hésite. « Il y en a tellement ! » commente-t-il. « Celui qu’on fait entre midi et deux avec les collègues, c’est notre grand classique. On emprunte les corniches de Nice à Monaco, les options y sont illimitées et on ne lasse jamais, été comme hiver, avec un effet solarium sur les corniches, c’est merveilleux. Mais il y a aussi le col d’Eze, ou à partir de Sospel, porte d’entrée de tous les cols, on peut se lancer à l’assaut de celui de Castillon, entre Sospel et Monaco, celui de Turini, ou celui de la Madone depuis Menton, avec des vues mer exceptionnelles. »

Mais aussi pour les amateurs !

En nous parlant de paysages et de soleil, Rémi Clermont nous donnerait presqu’envie d’affronter le Tour de France. Mais l’évocation de tous ses cols calme nos ardeurs d’amateurs. Heureusement, il nous souffle une bonne nouvelle : « Mais on peut faire du vélo sur la Côte d’Azur, sans se lancer dans tous ces cols ! On peut passer par la moyenne corniche pour aller à Eze sans forcément monter à la Turbie. Et puis entre Nice et l’Italie il y a une belle piste cyclable, qui longe la mer, sans danger, et qui permet de s’arrêter de temps en temps manger une glace ou prendre un café. » Ouf !

Car c’est l’avantage de notre région : il y a des choses à faire et à découvrir en dehors des randonnées à vélo. « On ne vient pas ici que pour faire du vélo. Et il y a peu d’endroits qui réunissent tous ces avantages : de beaux paysages, où on peut rouler toute l’année grâce à une météo agréable, et découvrir d’autres choses. On se rend compte que des lieux comme la Côte d’Azur il n’y en a pas beaucoup dans le monde. » Tout est dit.

Par Claire Guillou