L’équipe d’écophysiologie du Centre Scientifique de Monaco (CSM), en collaboration avec les chercheurs de l’Institut Bar-Ilan en Israël, a publié les résultats de ses recherches sur les effets de la pollution lumineuse sur les coraux.

Les récifs bénéficient, la nuit, du faible éclairage de la lune et des étoiles. Un éclairage d’une importance fondamentale puisqu’il influence le comportement et la reproduction des animaux. C’est notamment le cas des coraux, qui synchronisent leur ponte avec les phases de la lune. « Depuis quelques décennies, les récifs côtiers reçoivent également une lumière artificielle provenant de l’éclairage des villes et des routes, qui perturbe significativement les rythmes nocturnes des animaux et mettent en danger les récifs coralliens côtiers », souligne le CSM.

La photosynthèse perturbée

Pendant huit semaines, les chercheurs ont exposé deux espèces de coraux de la mer Rouge (Stylophora pistillata et Turbinaria reniformis) à une faible pollution lumineuse « correspondant aux niveaux de pollution mesurés en mer Rouge, dans le golfe d’Aqaba ». Objectif : étudier les impacts de cette lumière artificielle sur la physiologie des animaux. Les résultats ont ensuite été comparés avec ceux d’un groupe de coraux de la même espèce, non exposé au stress lumineux.

Résultat : la lumière artificielle nocturne perturbe la photosynthèse des algues vivant avec les coraux. «  Après quelques semaines, les coraux perdent leurs algues symbiotiques, on parle de blanchissement. La sévérité du blanchissement dépend de l’intensité du stress oxydant que subissent les coraux », ajoute le CSM.

L’étude a été publiée dans le Journal of Environmental Pollution. Ses résultats permettent une meilleure évaluation des risques encourus par les coraux et des mesures à appliquer pour réduire cette source de pollution.