Vainqueur du plus beau titre de sa carrière ce dimanche aux dépens de Dominic Thiem (4-6, 7-6, 6-4) en finale du Masters, Daniil Medvedev n’en croyait pas ses yeux malgré une joie mesurée. Quinze jours après son titre à Bercy, le Russe, résident monégasque, a terminé cette saison en trombe. 2021 s’annonce radieux.

Il ne pouvait pas rêver mieux. En l’espace de deux semaines, Daniil Medvedev (24 ans) s’est offert le tournoi de Paris-Bercy et le Masters, rendez-vous des maîtres, dont le Russe fait désormais incontestablement partie. Numéro 4 mondial à l’ATP, le pensionnaire d’Élite Tennis Center (Cannes) a enchaîné à Londres les succès de prestige – Novak Djokovic, Rafael Nadal, Dominic Thiem – pour remporter le plus beau titre de sa jeune carrière, à l’aube d’une saison 2021 qui s’annonce sous les meilleurs auspices, pour celui qui s’affirme comme la nouvelle attraction du circuit.

Sa plus grande victoire sur le circuit

« C’est ma plus grande victoire sur le circuit. C’est fantastique, confiait-il à l’issue de son combat face à Dominic Thiem. Ce sont des souvenirs pour toute une vie. J’espère qu’on aura encore de grands matches comme ça avec Dominic (Thiem) dans le futur. J’ai toujours dit avant ce tournoi que ce serait une histoire incroyable, ici à Londres, après que le premier champion (Davydenko) ait été russe, que le dernier le soit aussi onze ans après. Un grand merci à Nicolaï Davydenko pour avoir inspiré de nombreux enfants en gagnant ici.»

Un niveau de jeu incroyable

En écartant tour à tour les meilleurs joueurs du circuit avec un niveau de jeu sublime, en poursuivant son incroyable série de 10 victoires consécutives, Medvedev a prouvé qu’il avait les armes pour aller chercher un titre majeur, dès cette saison. « Le niveau que j’ai eu ici, et spécialement lors des deux derniers matches, était tout simplement incroyable. Si vous m’aviez dit en début de semaine que j’allais jouer comme ça, je ne vous aurais pas cru. Battre le n° 1, le n° 2 et le n° 3 mondial dans la même semaine, même si certains n’étaient peut-être pas dans la forme de leur vie, ça reste quelque chose. Ils restent les meilleurs joueurs du monde… Ça montre en tout cas ce que je suis capable de faire quand je me sens bien.»

La consécration en 2021 ?

S’il maintient son niveau lors des prochaines échéances, le protégé de Gilles Cervara et de Jean-René Lisnard pourrait rapidement épingler un tournoi du Grand Chelem à son palmarès, de plus en plus reluisant. Dès janvier à Melbourne (ou plus tard, si un report de l’Open d’Australie se confirme) ? « Sans même parler du titre en lui-même, gagner le Masters en étant invaincuC’est un vrai boost de confiance pour tous les tournois du Grand Chelem qui arrivent et tous les autres tournois ! J’espère continuer sur cette lancée. » Ses adversaires sont prévenus. Daniil Medvedev ne compte pas s’arrêter en si bon chemin.