Mercredi 13 janvier, après soixante-six jours de navigation, les six premiers skippers de la compétition se tenaient en moins de 90 milles. Face à cette situation inédite d’une intensité hors norme au large de Rio, on peut dire que cette 9e édition restera unique en son genre.

Le skipper allemand Boris Herrmann a laissé derrière lui les avaries du Grand Sud et raccroche au wagon des leaders. Ce mercredi 13 janvier, il pointait à la 6e place et naviguait à 84 milles des hommes de tête, l’équivalent d’un Monaco-Saint Tropez. Une situation aussi inédite qu’improbable après plus de 23 000 milles de navigation .

« J’ai l’opportunité d’accrocher les premières places, ça me motive énormément. C’est fantastique une remontée de l’Atlantique aussi serrée. Il y a du vrai jeu pour chacun de nous. » En effet, la compétition est à son comble et les efforts du skipper à bord du Seaexplorer – Yacht Club de Monaco ont payé. Il est actuellement à la 3e place. Un exploit même si tout reste encore à écrire.

Il faut toujours rester prudent et ne pas relâcher l’attention.

Boris Herrmann

Vers une place sur le podium ?

Après avoir essuyé quelques complications, le skipper de la Team Malizia a mis toutes les chances de son côté : « Je suis confiant sur la réparation que j’ai réalisé sur la grand-voile. Le bateau va tenir et là, je le fais fonctionner au maximum de son potentiel. »

Rappelez-vous, le 3 novembre dernier à quelques jours du départ du Vendée Globe, Boris Herrmann se confiait à notre rédaction : « J’ai pour ambition première de terminer la course et pourquoi pas accrocher l’une des 10 premières places. » Monaco Tribune va plus loin et lui souhaite une place dans le top 3.