Depuis le 1er février, la Principauté et la France sont en discussion pour alléger « la règle des 30 kilomètres ». Un assouplissement du contrôle sanitaire à la frontière a été annoncé par le Préfet des Alpes-Maritimes samedi dernier, que Monaco juge insuffisant.

Déjà deux semaines que la « règle des 30 kilomètres » est instaurée entre la Principauté et son voisin la France, une mesure qui dérange les Monégasques et résidents. En effet, ces derniers peuvent se rendre sur le territoire français seulement dans un rayon de 30 kilomètres autour de Monaco.

Samedi dernier, la France a décidé d’assouplir cette mesure pour les résidents Monégasques. Ils sont désormais exemptés de présenter un test PCR négatif « pour des déplacements inférieurs à 24 heures dans les limites du département des Alpes-Maritimes« . À une semaine des vacances scolaires, cet assouplissement n’est pas suffisant pour le Gouvernement Princier et surtout « en contradiction avec la convention franco-monégasque qui garantit la libre circulation des ressortissants des deux pays » selon le communiqué.

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Une « stricte réciprocité » des mesures

Pour répondre à cette limitation, à partir de ce lundi 15 février, les conditions d’entrée des Français sur le territoire monégasque ont été durcies. Sont maintenant exigés un test PCR négatif de moins de 72 heures et une attestation de non-contagiosité au Covid-19, pour toute personne venant de France. Cette mesure ne s’applique pas aux travailleurs frontaliers, aux scolaires et étudiants ainsi qu’aux résidents des Alpes-Maritimes venant en Principauté pour moins de 24h.

Pour répondre à une demande croissante de dépistage en raison des dispositions françaises, le Gouvernement Princier annonce une intensification des possibilités de réaliser des tests PCR dès ce mercredi 17 février.