Si l’épidémie a tendance à remonter légèrement, conséquence d’un relâchement des gestes barrières et de la possible diffusion du sous-variant Omicron BA2, la cinquième vague du Covid-19 a pris fin au Centre Hospitalier Princesse Grace depuis le 7 mars dernier. Une fin de crise qui a permis à l’ensemble des activités chirurgicales et médicales de reprendre normalement.

Face à l’épidémie de Covid-19 qui a frappé la planète pour la cinquième fois cet hiver, notamment à travers l’apparition du variant Omicron, le CHPG a dû une nouvelle fois s’adapter pour ne pas être submergé. Et surtout pour ne pas être contraint de déprogrammer un nombre important de patients.

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« Faute de personnel, nous avons dû réduire la voilure sur certaines activités non urgentes, nous confie Benoîte de Sevelinges, directrice du CHPG. Du 1er décembre au 28 février, pas moins de 597 agents de l’établissement ont été atteints par la Covid et jusqu’à 132 agents ont été simultanément absents. Ces éléments d’absentéisme expliquent à la fois la nécessité de réduire l’activité de l’établissement et le décalage entre la tendance à la baisse des courbes épidémiques et du nombre d’hospitalisations, ainsi que la reprise réelle des activités. »

Benoîte de Sevelinges © Direction de la Communication / Michael Alesi

Une bouffée d’oxygène

Benoîte de Sevelinges insiste également sur la nécessité de rester « prudent dans la mesure où l’émergence d’un nouveau variant ne peut être une hypothèse à exclure », même si le nombre de contaminations au Covid-19 n’a cessé de baisser ces dernières semaines à Monaco et en France, tout comme celui des hospitalisations.

Les chefs de service ont accepté de mutualiser l’ensemble des lits d’hospitalisation et de les affecter selon l’urgence et le besoin des patients

Benoîte de Sevelinges

« Aujourd’hui (le 10 mars, ndlr), trois patients sont pris en charge en réanimation, mais tous ont été admis récemment, nous explique le docteur Olivia Keïta-Perse, chef du service épidémiologie et hygiène hospitalière du CHPG. Il pourrait y avoir une reprise, c’est sûr, mais prédire quand est, pour l’instant, du domaine de la spéculation. »

Même temporaire, cette parenthèse est une véritable bouffée d’oxygène pour le CHPG, qui peut enfin retrouver un fonctionnement normal. Surtout dans les services de chirurgie, qui ont été particulièrement affectés « dans la mesure où la nature de leur activité permettait de décaler les hospitalisations sur un délai plus long », détaille Benoîte de Sevelinges.

Sortir grandi de l’épidémie

« Les chefs de service ont accepté de mutualiser l’ensemble des lits d’hospitalisation et de les affecter, non pas en fonction de leur vacation opératoire, mais selon l’urgence et le besoin des patients, ajoute la directrice du CHPG. Cette coordination a révélé une intelligence collective qui a permis à l’établissement d’accroître l’efficience de ses organisations. »

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Aujourd’hui, les indicateurs de performance du CHPG sont d’ailleurs meilleurs qu’ils ne l’étaient avant l’épidémie de Covid-19. De quoi donner du baume au cœur au personnel soignant de l’établissement, fortement éprouvé durant cette cinquième vague. « La situation paraît s’être améliorée sensiblement, avec des données épidémiologiques encourageantes, précise Benoîte de Sevelinges. Nous travaillons en lien avec le Gouvernement Princier afin de créer une organisation pérenne qui pourrait permettre d’affronter de nouvelles vagues de contaminations dans de meilleures conditions pour les personnels et pour l’ensemble des patients de l’établissement. Car ce sont ces derniers qui ont payé le plus lourd tribut à la crise. »