Récit

Casteu Trophy (Enduro) : Adrien Maré signe son grand retour à la compétition

Adrien-Maré
DR

À 38 ans, Adrien Maré n’a pas fini de se lancer des défis. Quatre ans après son arrivée héroïque sur le Dakar 2018, où il en avait profité pour demander sa femme en mariage, le pilote du Moto Club de Monaco s’apprête à remettre son casque pour participer au Casteu Trophy.

L’émotion est forcément palpable au moment d’embarquer dans l’avion, direction le Maroc. « L’ambiance, l’adrénaline, oui, ça m’avait manqué, reconnaît Adrien Maré, impatient à l’idée de prendre le départ de la course, ce mercredi 21 septembre. La passion est toujours là et je suis un compétiteur. Je veux essayer d’aller décrocher un podium ! »

Une épreuve en binôme aux côtés de Nicolas Regnier

Dans une épreuve disputée en binôme et imaginée par son « ami et mentor » David Casteu, Adrien Maré prendra le départ aux côtés de Nicolas Regnier, avec qui il a l’habitude de rouler tout au long de l’année à Seillans, dans le Var.

« En moto, on a l’habitude de traverser des paysages de fou, mais on ne peut pas partager ces moments. Disputer la course avec un ami est un vrai plaisir. »

À travers les dunes de Merzouga et les sinueuses pistes marocaines, cette épreuve d’endurance se déroulera sur quatre jours, avec plusieurs spéciales où les temps des deux coéquipiers seront comptabilisés. Au total, près de 300 kilomètres par jour seront parcourus par les 40 concurrents au départ.

Adrien Maré lors du Dakar 2018/©DR

Au guidon d’une Yamaha 450 WRF, le champion du monde des bajas 2015 souhaitait par-dessus tout retrouver la compétition au Maroc, là où tout a commencé pour lui, sous l’impulsion de David Casteu, qui l’avait poussé à se lancer dans la compétition en 2013, en baja, une catégorie d’enduro similaire aux courses d’endurance.  

L'Africa Eco Race comme objectif ultime en 2023

Un retour sur le devant de la scène que ce père de deux enfants entend étendre à l’avenir, avec en ligne de mire la 47e édition de l’Enduropale du Touquet, en février prochain.

Avec, dans un coin de la tête, ce rêve ultime de disputer l’Africa Eco Race en 2023, au départ de Monaco, avec une moto électrique.

 « Ça serait une première, confie le Champion de la Paix Peace and Sport. Je dois trouver un financement et convaincre les organisateurs de prévoir des ravitaillements adaptés à ce type de moto. Mais c’est mon objectif, écrire encore un peu plus l’histoire de la discipline. »