Portrait

Julie Franch Guerra, l’art et la force

Julie-Franch-Guerra
© Direction de la Communication / Stephane Danna

Elle fait la fierté de l’AS Monaco Force Athlétique. À 32 ans, cette grande passionnée de photographie et de sport compte plusieurs titres et records dans la discipline.

Au détour d’une séance de musculation dans sa salle de fitness à Nice, Julie Franch Guerra est interceptée par un homme, impressionné par son entraînement.

« Je sortais de dix ans d’handball, confie celle qui a notamment fait partie des équipes de France jeunes. J’ai connu plusieurs blessures importantes et j’ai finalement décidé d’arrêter. Je voulais faire un sport individuel et j’ai commencé par la musculation pour me remettre en forme. »

Mon père était photographe, j’ai baigné dans cet univers tout au long de ma jeunesse

Julie Franch Guerra

Convaincu par son potentiel, ce dernier lui propose de venir essayer la Force Athlétique dans un club niçois. « J’ai commencé en 2018, se remémore-t-elle. J’ai tout de suite accroché. »

Quatre plus tard, la licenciée de l’AS Monaco Force Athlétique compte deux titres de championne de France dans sa catégorie (-84kg), quatre records de France et une récente place de vice-championne d’Europe décrochée en août dernier en Hongrie.

Des sacrifices et un entraînement intensif

Une progression impressionnante qui place aujourd’hui Julie Franch Guerra en position pour se qualifier pour les prochains championnats du monde et y jouer un rôle important.  

« J’aimerais m’y qualifier en développé couché, confie-t-elle. Les prochains championnats de France qui se dérouleront en février prochain à La Garde seront qualificatifs pour les Mondiaux en Afrique du Sud. »

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Ambitieuse, Julie Franch Guerra s’entraîne six jours sur sept, deux à trois heures par jour. Squats, soulevé de terre, développé coucher, musculation, le tout en suivant un régime strict, la Française née en Principauté vit au rythme de son sport, en parallèle de son poste au sein du Gouvernement, où elle exerce notamment auprès du Centre de dépistage.

Mais une autre passion l’anime au quotidien. « Mon père était photographe, révèle-t-elle. Il a notamment été photographe pour le Palais princier pendant près de vingt ans.

La photographie, une évidence

J’ai baigné dans cet univers tout au long de ma jeunesse. J’ai connu le développement argentique et les chambres noires. J’ai commencé à m’y mettre à mon tour, puis je me suis laissée prendre au jeu. »  

Spécialisée dans le sport, Julie Franch Guerra réalise de nombreux clichés d’athlètes de sa discipline, mais aussi des photos lors d’évènements, comme les SPORTEL Awards. « On m’appelle pour couvrir des compétitions, ça marche plutôt bien. J’espère rapidement me lancer à plein temps dans la photographie. »

Je suis heureuse d’être à Monaco, un pays qui met à l’honneur ces athlètes

Julie Franch Guerra

Sans pour autant délaisser sa discipline. Bien au contraire. « Je suis heureuse d’être à Monaco, un pays qui met à l’honneur ces athlètes. Le sport de haut niveau, c’est beaucoup de sacrifices, des journées éprouvantes, pour seulement quelques secondes de gloire, avant de retomber dans l’anonymat. »

Si Julie Franch Guerra atteint ses objectifs, il se pourrait bien qu’elle ne soit plus jamais plongée dans l’anonymat. « Je veux être championne du monde, sourit-elle. Mais pour cela, il y a encore beaucoup, beaucoup de travail. »