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Interview

Directeur artistique pour la SBM, Gilles Marsan fait venir les stars dans la Salle des Etoiles

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Gilles Marsan fête cette année ses 40 ans au sein de la Société des Bains de Mer - © Monte-Carlo SBM

Dans ce nouvel article de notre série consacrée aux métiers de la Monte-Carlo Société des Bains de Mer, nous rencontrons Gilles Marsan, qui organise de A à Z la venue des artistes en Principauté.

« Ça fait 40 ans cette année que j’ai intégré la Société des Bains de Mer. » Dans son bureau niché au sein du Sporting, Gilles Marsan se remémore son parcours qui l’a conduit, il y a 18 mois, à la Direction artistique du groupe.

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« A l’origine, j’étais assistant pour des réalisations de films, se souvient-il. Quand je suis revenu à Monaco, puisque je suis Monégasque, j’ai voulu intégrer la SBM pour faire du spectacle. Je suis entré comme machiniste, puis j’ai été électricien, puis régisseur. Je suis ensuite devenu coordinateur artistique, puis après la disparition de Jean-René Palacio, j’ai été nommé Directeur artistique. Ce n’étaient pas des métiers, finalement, mais plutôt une passion. »

Une passion qui lui a permis de tout apprendre sur le terrain et d’évoluer. En 40 ans de spectacles au Sporting, Gilles Marsan a pu occuper presque toutes les fonctions techniques et en comprendre les facettes. De précieux atouts pour son poste actuel, car il doit désormais, aux côtés d’une quarantaine de personnes, tout organiser avec la plus grande des minuties.

« Être Directeur artistique, c’est 10% d’affiche et de bling-bling et 90% de mine avec le bureau administratif, explique-t-il en riant. Nous travaillons avec ceux qui s’occupent des contrats, avec le service juridique de la SBM, avec la billetterie, nous envoyons les communiqués de presse, nous gérons la logistique, comme l’hébergement des artistes, l’accueil à l’aéroport, les visas… C’est un travail énorme, avec 350 contrats par an ! »

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Programmer des artistes selon les goûts de la clientèle

Gilles Marsan s’occupe aussi de choisir les artistes qui viendront jouer sur la magnifique Salle des Etoiles, ou bien sur celle du prestigieux Opéra Garnier. Une tâche plus compliquée qu’il n’y paraît, car il faut prendre en compte de nombreux paramètres. A commencer par la philosophie de la programmation de la Société des Bains de Mer, mais aussi les disponibilités des stars, souvent en tournée en juillet et en août, au moment du Monte-Carlo Summer Festival.

« Il ne faut pas programmer ses propres goûts, prévient Gilles Marsan. Ce n’est pas une privation, mais il faut deviner ce qui plaira à la clientèle de la SBM. C’est toujours la clientèle qui décide, il faut être humble. Nous nous basons sur ce qui a marché les fois précédentes. Souvent, ici, nous programmons des artistes qui ne sont plus d’actualité, mais qui marchent très fort. Et il faut s’adapter aux lieux et à leurs capacités ! L’Opéra Garnier est une salle de concert, alors que le Sporting, c’est une salle de dîner-spectacle. »

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Avec son toit ouvrant, la Salle des Etoiles du Sporting offre un cadre enchanteur pour ses dîners-spectacles – © Monte-Carlo SBM

Cette salle de dîner-spectacle, le Directeur artistique n’en est pas peu fier. « C’est l’une des rares salles où il existe encore ce cérémonial, atteste-t-il. Elle peut accueillir 800 personnes, et il y a une réelle proximité avec l’artiste. »

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Revers de la médaille : une scène plus petite, qui oblige les artistes à adapter leur show. « C’est un casse-tête, souffle Gilles Marsan. Mais en général, on y parvient. (…) Les caprices de stars n’existent plus, et comme on reçoit bien les artistes, comme ils sont bien accueillis, le bouche à oreille fait que leurs équipes sont rassurées. Le relationnel sur la durée est important. »

Vers une programmation plus jeune et décalée ?

Et ce relationnel fonctionne tellement bien que de grandes stars internationales n’hésitent pas à venir, voire à revenir. Souvent, ce sont même les sociétés de production qui contactent directement Gilles Marsan, pour proposer leurs artistes. « L’an dernier, on avait bouclé le Summer et un jour, on m’a appelé pour me proposer Jeff Beck avec Johnny Depp ! En 48 heures, on a débloqué ce concert et Johnny Depp est venu ouvrir le festival », nous raconte-t-il, photos « backstage » à l’appui.

Et c’est d’ailleurs cette part de surprise et d’inconnu qui plaît à Gilles Marsan. « J’aime bouger, confie-t-il. Pour faire ce métier, il faut énormément travailler, rester connecté, notamment à cause des décalages horaires… Mais vous pouvez donner vie à des projets exceptionnels, comme le prochain concert de Ricky Martin. Nous programmons toutes les animations artistiques dans les hôtels du resort, c’est notre quotidien, mais nous réalisons aussi des choses spéciales, comme Ricky Martin, Jeff Beck ou Johnny Depp. C’est stimulant ! »

A l’avenir, Gilles Marsan et ses équipes souhaiteraient tout de même rajeunir un peu la programmation, toujours en accord avec ce que la clientèle pourra – ou non – accepter. « On pourrait même mettre des DJ sur la Place du Casino, projette-t-il. Cette année, la programmation est super, mais j’aimerais bien proposer des choses un peu plus décalées, un peu plus pointues… »

Une ambition qui pourrait bien être prochainement exaucée. L’équipe de la Monte-Carlo SBM prévoit en effet de faire venir, en octobre prochain, le célèbre groupe Stomp à… l’Opéra Garnier !

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