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Récit

Plus de 1 300 messages envoyés en 4 jours : un homme condamné pour harcèlement envers son ex-femme

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Le couple a deux enfants, de cinq et quatre ans - © Pixabay

Le comportement frivole de ce trentenaire a quelque peu agacé les Magistrats le jour de l’audience.

Nous n’énumérerons pas ici les détails des messages envoyés, pourtant lus à voix haute mardi 3 octobre dernier au tribunal correctionnel de Monaco par le Président. Insultants, dénigrants, menaçants… Ces derniers étaient difficilement soutenables pour tous, sauf pour le principal intéressé, qui peinait à garder son sérieux, par stress, probablement.

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« Après 14 ans de vie commune, le couple se sépare, et visiblement Monsieur le vit mal et adopte un comportement harcelant. Pour donner un ordre d’idées, il a envoyé à madame, entre le 30 avril et le 4 mai, 1 325 messages. S’ajoutent à cela les appels et messages vocaux, c’est du non-stop, relate le Président. Cela équivaut à quatre ou cinq messages par minute et ce toute la journée. »

À la barre, le voiturier monégasque, déjà condamné par ce tribunal pour conduite sous l’empire d’un état alcoolique, assure ne pas avoir été alcoolisé durant cette période, mais glisse qu’il éprouvait de la jalousie et de la colère, avant d’ajouter qu’il est suivi par un psychologue et qu’il prend un traitement médicamenteux contre le stress et pour favoriser le sommeil.

Six mois de prison avec sursis

La parole est au Procureur pour ses réquisitions : « à écouter le prévenu, tout est de la faute de son ex-femme. Mais rien ne justifie de s’adresser à quelqu’un de cette manière. Monsieur le Président a rappelé la violence des messages, et je tiens aussi à souligner les horaires tardifs auxquels ils étaient envoyés. Aujourd’hui vous allez payer les conséquences, car ces faits sont inadmissibles. Je requiers six mois de prison avec sursis avec liberté d’épreuve (obligation de soins) pendant deux ans. »

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Le tribunal suivra les réquisitions du Parquet à un détail près : la liberté d’épreuve a été ramenée à 18 mois.

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