No Finish Line : les visages de ceux qui s’engagent pour la bonne cause
Incontournable depuis 1999, la No Finish Line a démarré samedi dernier pour une 26ème édition dans les rues de la Principauté. La rédaction de Monaco Tribune a rencontré celles et ceux dont le coeur bat pour cette course.
Emma, la bénévole

Pour Emma Dugue, la No Finish Line n’a absolument aucun secret. Au début, elle a commencé comme simple stagiaire durant ses études, avant de tisser un lien indéfectible avec cette course.
Quelles sont vos missions en tant que bénévole ?
Je reste en communication avec tous les membres du bureau qui organisent la course. En dehors de la No Finish Line, il y a aussi le choix des projets, le financement, les remises de prix, les rencontres avec les jeunes. J’aide pour toute l’organisation, les pôles parce que c’est important qu’il y ait des bénévoles au vestiaire, à la boutique où ailleurs parce que tout est vraiment reversé au projet. L’intégralité de nos bénéfices vont aux enfants.
Est-ce que cela vous demande une préparation particulière ?
Je ne suis absolument pas sportive ! Mais au final il n’est pas nécessaire d’être un sportif pour participer. On marche, on promène le chien, on promène les enfants. Même lorsqu’il pleut et qu’ils sont trempés, ils voulaient continuer à faire les tours pour sauter dans l’eau. Il faut simplement avoir le cœur sur la main et suivre les projets que la No Finish Line peut payer.
François, agent de développement de l’association ANICES

François Dumont occupe plusieurs casquettes au sein de l’association dont l’objectif est de rendre le sport accessible à tous à travers trois valeurs, à savoir le partage, l’échange et la mixité.
Est-ce que c’est la première fois que vous courez sur cette épreuve ?
Non, mais cela fait longtemps que je n’avais pas foulé la piste donc c’est un grand retour aux sources. En revanche, c’est la première fois que l’on organise un événement de cette ampleur sur la No Finish Line. J’ai participé à l’une des premières éditions à l’époque où je travaillais dans la restauration pas très loin d’ici. Je m’occupe de la gestion des autres sportifs qui viennent sur les huit jours. Certains effectuent un marathon par jour, donc je les épaule, pour le ravitaillement par exemple et quand j’ai une pause, je vais me dégourdir les jambes en parcourant quelques kilomètres.
Que représente cette course à vos yeux ?
Elle est emblématique car le projet est né ici. Tous les coureurs présents s’engagent réellement auprès des associations. C’est une belle course, plutôt agréable, dans un cadre magnifique. De plus, l’entente entre les associations, les groupes et les équipes est vraiment bonne donc on court dans la bonne humeur.
Stéphane, guide et coach

Il est celui qui assiste Siri Roongjira, malvoyante. C’est la première fois que Stéphane Duflot effectue cette mission pour l’association ANICES et sa présence est essentielle dans la réussite des sportifs dont il a la charge.
Comment se passe la cohabitation entre vous et ceux dont vous vous occupez ?
Ils sont enchantés. Dans le cas de Siri, elle a tendance à beaucoup s’entraîner, à faire beaucoup de kilomètres. Par exemple, on a parcouru l’équivalent d’un double marathon ce week-end. Depuis le début, elle a déjà couru plus de 150 kilomètres.
Vous arrivez à suivre ce rythme intense ?
Non car j’essaie quand même de me reposer. Le matin et le soir je dois l’aider car il fait sombre et Siri ne voit pas dans l’obscurité. C’est la raison pour laquelle je dois récupérer pour être en forme. J’essaye de réaliser l’équivalent d’un marathon par jour.
Téo, athlète

Membre de la section athlétisme de l’AS Monaco depuis une dizaine d’années, Téo Andant, spécialiste du 400 m, a pris part à la course ce lundi soir et nous livre ses impressions.
Pourquoi c’est important pour vous de participer à la No Finish Line ?
Je voulais y être car l’un de mes sponsors depuis trois ans participe à cette course caritative. Tout ce qui se rapporte au caritatif me touche donc en tant que sportif de Monaco, il fallait que je prenne part à ce genre d’événement.
La préparation est-elle différente d’une course de compétition ?
Pas spécialement. Je m’étais entraîné avant au stade Louis-II puis je suis arrivé ensuite au Chapiteau de l’Espace Fontvieille pour participer à la No Finish Line. C’est une course à laquelle je reviendrai avec plaisir l’année prochaine.











