Sur Canal+, Charlotte Casiraghi se confie sur ses privilèges, ses fêlures… et son amour des Tuche
Charlotte Casiraghi était de passage dans l’émission Clique le 2 février pour promouvoir son nouveau livre « La Fêlure ».
Dans le cadre de sa tournée médiatique pour la sortie de son ouvrage, la fille de la princesse Caroline a accordé une longue interview où elle aborde sans détour sa position privilégiée, sa quête de liberté et sa vision de la vulnérabilité humaine.
« Ces privilèges existent, ils sont ma chance et je n’en retire aucune fierté puisque je n’en bénéficie sans qu’il soit le fruit d’aucun mérite », récite Mouloud Achour en faisant la lecture d’un passage du livre de l’autrice, avant de l’interroger sur son rapport à sa position au sein de la Famille Princière. « Quand on fait l’expérience de la mixité sociale, on prend conscience aussi de certaines injustices. On a envie d’être comme les autres, on a envie de trouver sa place », répond avec lucidité Charlotte Casiraghi en évoquant sa scolarité dans le public, en province.
« Être fêlé, c’est être normal »
C’est précisément dans les études que Charlotte Casiraghi a trouvé son émancipation. « La littérature et la philosophie ont été pour moi une liberté », explique la présidente des Rencontres philosophiques de Monaco. C’est le lot de chacun d’entre nous que de trahir aussi certaines loyautés tout en étant fier de cette transmission. » Une manière de se mesurer à l’aune de ses propres qualités, loin du carcan familial.
Puis d’évoquer le concept qui donne son titre à l’ouvrage. La fêlure, selon elle, n’est pas une tare mais une condition universelle. « Être fêlé c’est être normal. C’est par là qu’on aime, qu’on pense, qu’on crée, qu’on traverse l’existence. »


Le poids du regard médiatique
Rejointe par l’humoriste Emma Bojan et l’athlète Manon Lanza, en fin d’émission sur le sujet du harcèlement en ligne, la petite fille du Prince Rainier III, qui a grandi sous les flashs bien avant l’ère des réseaux sociaux, a partagé son expérience de l’exposition médiatique. « Dès qu’on s’expose au regard, on est susceptible d’être capté par des regards qui nous résument à une photo. On est réduit à l’état d’objet et on se sent déshumanisé ».
Moment de légèreté au milieu de ces réflexions : son amour décomplexé pour Les Tuche. « Ça m’énerve les gens qui snobent les Tuche. C’est fait avec tendresse et bienveillance. » La philosophe a décidément ses plaisirs coupables.







