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Brève

Fresques du Palais Princier : le Prince Albert II dévoile un cycle méconnu consacré à Ulysse

Le Prince Albert II a inauguré jeudi 5 mars l'ouverture des Rencontres internationales Monaco et la Méditerranée © Palais Princier

Le Souverain a ouvert les 13e Rencontres Internationales Monaco et la Méditerranée en révélant le lien intime entre le mythe d’Ulysse et les fresques récemment restaurées de la Salle du Trône.

Le Musée océanographique accueille depuis le jeudi 5 mars la 13e édition des Rencontres Internationales Monaco et la Méditerranée (RIMM), consacrée cette année à la figure d’Ulysse. Organisé par l’Association Monégasque pour la Connaissance des Arts (AMCA), ce colloque bisannuel réunit historiens, archéologues, philosophes et artistes autour du héros de l’Odyssée et de sa résonance contemporaine.

Lors de l’ouverture officielle du colloque, le Prince Albert II a souligné la dimension particulière que revêt ce thème pour la Principauté. Le Souverain a établi un parallèle entre le mythe homérique et le patrimoine artistique du Palais princier, où des travaux de restauration ont mis au jour un ensemble de fresques de la Renaissance jusqu’ici méconnu.

La Nekuia au cœur du Palais

Le plafond de la Salle du Trône abrite en effet un cycle peint datant de la seconde moitié du XVIe siècle, entièrement dédié au voyage d’Ulysse. La scène centrale représente la Nekuia, le passage aux Enfers où le héros grec interroge le devin Tirésias sur son avenir. Autour de cet épisode s’articulent les signes du Zodiaque, les travaux des mois et d’autres scènes tirées de l’Odyssée.

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Sophie Kovalevsky, chercheuse en histoire de l’art et chargée de mission sur le chantier de restauration, a détaillé lors du colloque le contexte historique et la portée symbolique de ce décor monumental.

L’exploration de ces fresques ne s’arrête pas là. Un second colloque, intitulé « Images d’une souveraineté de la Renaissance », se tiendra du 19 au 21 mars au Musée océanographique pour approfondir l’analyse de cette iconographie princière.