Ligue 1 : pour la deuxième fois de la saison, l’AS Monaco fait tomber le PSG
Pour la 100e confrontation entre les deux formations, les Rouge et Blanc ont livré une prestation collective de grande qualité dans la capitale.
L’AS Monaco aura pris 6 points contre le PSG en championnat cette saison. Une performance que seuls Nancy, Rennes et Monaco lui-même en 2020-2021 ont réussi sous l’ère QSI. Sous les yeux du président Dmitri Rybolovlev, les hommes de Sébastien Pocognoli ont livré une prestation pleine d’intensité, avec un pressing haut et une agressivité constante. L’ASM a ouvert la marque par l’intermédiaire d’Akliouche, avant de doubler la mise grâce à Golovin, quelques secondes après son entrée en jeu. Barcola a réduit l’écart, mais Monaco a réagi deux minutes plus tard : Balogun a redonné deux buts d’avance aux siens pour sceller une deuxième victoire consécutive à l’extérieur (1-3).
Akliouche ouvre le bal
Dès l’entame, Monaco a posé les bases de son plan de jeu : pressing haut, bloc compact, transitions rapides. Sébastien Pocognoli reconduit d’ailleurs le même onze de départ que neuf jours plus tôt lors du déplacement au Parc des Princes en Ligue des champions.
Les Monégasques se procurent rapidement une première occasion. Zakaria voit sa tête passer de peu au-dessus après un beau centre de Caio Henrique (5’). Paris répond dans la foulée et Köhn s’interpose à bout portant sur Hakimi (6e).
L’ASM continue de presser et pousse les Parisiens à l’erreur. Zaïre-Emery prend trop de risques dans sa relance et Coulibaly récupère. Le milieu trouve Balogun qui laisse intelligemment filer pour Akliouche : de retour après deux matchs d’absence, il ne tremble pas et expédie le ballon au premier poteau pour son cinquième but de la saison lors de sa 100e apparition en Ligue 1 (0-1, 27’).
Le PSG domine territorialement mais peine à se montrer vraiment dangereux, l’ASM regagne les vestiaires avec un avantage logique.
Golovin buteur sur son premier ballon
La seconde période débute sur un scénario contrasté pour l’ASM. Caio Henrique, touché, laisse sa place à Golovin. Le Russe trouve le chemin des filets sur son premier ballon. Vingt-cinq secondes après son entrée, le meneur de jeu reprend en une touche du gauche un ballon dévié par Vitinha pour tromper Safonov dans le petit filet (0-2, 54’). Il s’agit du but le plus rapide inscrit par un remplaçant dans les cinq grands championnats européens cette saison. Il est tout proche du doublé après une jolie frappe enroulée mais Safonov se détend parfaitement (57’).
La rencontre s’emballe alors. Paris opère un triple changement, Dembélé, Lee, Mayulu entrent en jeu et apportent une nouvelle dynamique. Barcola réduit la marque après une frappe contrée de Teze (1-2, 71’), et la pression parisienne s’intensifie. Mais l’ASM ne doute pas.
Balogun scelle une victoire méritée
La réaction monégasque ne se fait d’ailleurs pas attendre. Deux minutes après le but parisien, Akliouche récupère un nouveau ballon haut et sert Balogun. L’attaquant américain se retourne rapidement et tente sa chance à l’entrée de la surface. Sa frappe est contrée par Pacho et finit sa course au fond des filets (1-3, 73′). Troisième but consécutif en championnat, le soir de sa 100e apparition en Ligue 1.

Le PSG tente bien de revenir une nouvelle fois, mais se heurte à un Philipp Köhn impérial. Le gardien suisse réalise une double parade décisive devant Dembélé et Ramos (79′), puis face à Nuno Mendes (84′). Simon Adingra, entré en cours de jeu, frôle même un quatrième but en touchant la barre transversale (88′).
Sébastien Pocognoli : « Les joueurs ont joué comme une famille »
Au micro du diffuseur, le capitaine Denis Zakaria n’a pas caché sa satisfaction : « On savait qu’on était capables de le faire. On s’est ratés de peu en Champions League, c’était un peu une revanche pour nous aujourd’hui et on est contents de prendre les trois points. »
Repositionné en défense centrale, l’international suisse assume pleinement ce nouveau rôle, non sans humour : « Je vieillis, on s’adapte. Je sais que j’arrive à aider l’équipe à cette position-là. Je fais le job pour l’instant ! »
Le coach a lui rendu hommage à l’état d’esprit de son groupe, en repensant à la Ligue des champions : « Ça laisse encore plus de regrets par rapport au match de Champions League, parce qu’on aurait pu… On ne sait jamais. Les joueurs ont fait un match de bonhomme, ils ont joué comme une famille. »
L’entraîneur monégasque a également mis en avant l’apport des jeunes issus de l’Academy, tout en soulignant l’importance des cadres de l’effectif : « Ça nous a permis de gagner du temps avec beaucoup de joueurs. Les leaders ont dû prendre encore plus de responsabilités. Je pense notamment à Thilo, à Lamine, à Balogun, même à Golovin. Ce sont des joueurs qui passent un palier dans le club en ce moment. »
Septième match sans défaite, cap sur le top 5
Au coup de sifflet final, l’ASM se retrouve provisoirement à trois points de la quatrième place. Les Rouge et Blanc enchaînent ainsi un septième match sans défaite et une quatrième victoire consécutive en Ligue 1. Une dynamique positive que les Monégasques tenteront de poursuivre la semaine prochaine au stade Louis-II, avec la réception de Brest.











