Inauguration de l’Agora, la maison diocésaine « ouverte à tous »

Inauguration de l’Agora, la maison diocésaine « ouverte à tous »

Inauguré le 16 novembre, l’Agora, la maison diocésaine monégasque, est un bâtiment ultra moderne conçu comme un lieu d’échanges et de rencontres.

Le 16 novembre, la maison diocésaine tant attendue par l’Eglise catholique monégasque a été officiellement inaugurée en présence du prince Albert. Située en plein cœur de Monaco, au-dessus du boulevard Princesse Charlotte, cette bâtisse ultra moderne de 7 étages et de 1800 m2 contient une chapelle de 30 places, 5 salles pouvant recevoir de 8 à 130 personnes, 9 bureaux, une bibliothèque, une salle d’archives ainsi que deux chambres d’accueil.

Le bâtiment va permettre de rassembler tous les services de l’église monégasque, éparpillés jusqu’alors un peu partout en principauté. Il est cependant déjà ouvert au public. Sont d’ores et déjà programmés dans les mois qui viennent de multiples débats, conférences, événements, ciné-club…

« Il faut que les gens se disent que cette maison est aussi la leur »

Baptisée l’Agora – comme les places publiques de la Grèce antique -, la nouvelle maison diocésaine entend en effet devenir un lieu de rencontres et de partage. Et ce, « quelle que soit notre foi, explique Monseigneur Guillaume Paris, vicaire général. Il faut que les gens se disent que cette maison est aussi la leur ». L’objectif, poursuit le prélat, est de « montrer à tous que l’Eglise est ouverte, selon les préceptes mis en avant par le pape François ».

« C’est l’aboutissement de longues années d’efforts […] L’Agora veut répondre aux nécessités du XXIe siècle. Cette maison de Dieu sera donc ouverte à tous, chrétiens ou non, pratiquants ou non », a souligné de son côté Mgr Barsi, l’archevêque de Monaco, lors de son discours inaugural.

Ce projet ambitieux a été rendu possible grâce à un financement participatif appelé « Monaco Crowdfunding ». Les charges du bâtiment, qui abrite par ailleurs 6 salariés, seront couvertes par l’Etat, comme un témoignage des relations étroites entretenues entre les autorités civiles et religieuses en principauté. « Le gouvernement me consulte régulièrement, notamment sur les lois sociétales. Nous réfléchissons ensemble et je peux donner mon avis. Il n’y a pas de problème de laïcité comme en France », expliquait ainsi récemment Mgr Barsi au journal La Croix.