Le site de l’îlot Charles III a été retenu par le gouvernement pour la construction de la nouvelle usine de traitement des déchets. Reste à choisir la technologie qu’elle utilisera…

« Nous repartons de zéro avec un schéma différent. » Conseiller de gouvernement-ministre pour l’Équipement, l’Urbanisme et l’Environnement, Marie-Pierre Gramaglia a confirmé une information qui commençait à circuler en principauté. La future usine de traitement des déchets ne sera pas construite sur le site de l’actuel incinérateur de Fontvieille dont l’obsolescence est programmée à plus ou moins court terme. Terrain foncier appartenant à l’État, situé à l’ouest du territoire sur un ancien terrain SNCF, l’îlot Charles III devrait finalement accueillir le bâtiment. C’est en tout cas le souhait du gouvernement qui l’a annoncé au Conseil national, le 10 novembre, en séance publique.

Inquiétude des conseillers

Le lauréat de l’appel d’offres, lancé en 2020, devrait être connu en 2022 pour une mise en service du bâtiment fin 2025. Reste en suspens la question de la technologie retenue pour cette nouvelle usine programmée pour traiter 30000 tonnes de déchets.

Une question qui provoque l’inquiétude des conseillers depuis de nombreuses années. Ces derniers militent en effet pour que la future usine ne pratique pas l’incinération des déchets, polluante et peu écologique, mais utilise des technologies plus modernes – et, peut-être, plus coûteuses – comme le recyclage, la méthanisation ou le compostage.

Or, pour l’heure, le gouvernement laisse toutes les options ouvertes. « Nous nous sommes engagés à faire un appel d’offres ouvert à toutes les technologies, mais on ne s’est jamais engagés à exclure la technologie de l’incinération, confirme Marie-Pierre Gramaglia. Pour l’instant, l’incinération est une technique suffisamment performante pour qu’elle ne soit pas exclue. »

Dans un pays qui a fait de la réduction de l’empreinte carbone une priorité, le sujet est donc loin d’être clos.