L’un des trois palaces de la Principauté sera fermé à partir du 30 novembre. La cause ? Le lancement d’un vaste chantier de seize mois. Néanmoins, les travaux seront interrompus d’avril à septembre 2021 afin d’assurer l’activité pendant la haute saison.

Partir pour mieux revenir. D’ordinaire en cette période de crise sanitaire, une fermeture est de mauvaise augure pour un établissement et l’avenir de ses employés. Pourtant, il n’en est rien à l’Hôtel du Métropole. Pas question d’hivernage forcé comme cela est le cas pour certains hôtels de la Côte d’Azur, le palace prévoit de se refaire une beauté. Un timing parfait en ces temps creux pour l’hôtellerie de luxe dépourvus de ses clients internationaux.

Le manque avait d’ailleurs été évoqué, le 19 août dernier, par Guy Antognelli, directeur de la Direction du Tourisme et des Congrès : « La baisse de prix a été contenue autour de moins 13 %. Elle est due à l’absence de la clientèle qui achète les plus grosses suites comme les Russes, les Américains ou les Moyen-Orientaux » avait-il dévoilé à notre rédaction.

Des inquiétudes dans l’industrie hôtelière à l’international

« L’environnement économique international nous a stimulé d’autant plus pour lancer et anticiper ce projet de rénovation qui était déjà prévu » a déclaré Serges Ethuin, directeur de l’hôtel Métropole Monte-Carlo sur Monaco Info. C’est dire que les répercussions économiques et touristiques liées à la crise du Covid-19 se font ressentir un peu partout dans le monde.

À Marrakech par exemple : « Les prochains mois vont être semés d’embûches. Il va nous falloir remettre sur la carte touristique du monde la destination Marrakech » s’est confié à Forbes, Jean-Claude Messant, directeur général du Royal Mansour. Ou encore à Barcelone. « Nous avons une nécessité d’optimisme, sachant que pour notre secteur, il semble difficile de tomber plus bas » résume Pascal Billard, directeur général du Majestic. Vous l’aurez compris, peu importe les destinations, les palaces du monde ne sont pas tous au beau fixe.