Lancée le 5 janvier, une plateforme numérique permettra aux abonnés de suivre le quotidien et les prestations de la compagnie, malgré les restrictions liées à l’épidémie de Covid-19. L’occasion d’apprécier les spectacles sous des angles différents.

En Principauté, l’engagement dans la transition numérique a donné lieu à un « Netflix de la danse ». Les adeptes de la compagnie pourront se faufiler comme une petite souris dans le quotidien des membres pour cinq euros par mois. Tout cela sur le site bmcstream.com.

Interviewé par nos confrères de Nice Matin, Jean-Christophe Maillot, chorégraphe-directeur des Ballets de Monte-Carlo depuis 2011 a confié : « Cette plateforme peut nous permettre une vie internationale dans la perspective d’une situation qui pourrait durer longtemps. » Dans le cas inverse : « elle peut continuer à vivre sans nous empêcher d’aller faire des spectacles à l’extérieur. »

Nous voulons créer un espace où le public peut interagir avec nos vidéos, choisir comment il souhaite regarder avec notre nouvelle fonctionnalité, unique au monde, un dispositif multi-caméras 

Jean-Christophe Maillot

Objectif : donner à voir ce qu’on ne voit jamais

Toutefois, Jean-Christophe Maillot est sans appel : il n’est pas question de substituer le spectacle vivant à une vision numérique. Pour donner vie à cette plateforme, il s’est appuyé sur l’expertise de deux anciens danseurs de la troupe, reconvertis dans le numérique : Quinn Pendleton et Ediz Erguc (fondateurs de l’agence digitale, Équilibre, en Principauté). « J’ouvre peut-être la boîte de Pandore, mais je veux redonner une valeur aux danseurs, qu’on apprenne à les connaître et qu’on s’attache à eux en tant que personne. »

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