Alors que l’équipe féminine de l’AS Monaco Volley-ball vient tout juste d’obtenir son maintien en Elite (deuxième division nationale) et qu’elle traverse les plus belles heures de son histoire, le club est plongé dans une situation dramatique, qui pourrait le conduire à disparaître dans un court avenir si aucune solution n’est trouvée rapidement.

Il y avait des sourires, forcément. Un mirage de bonheur, dans une saison galère. Car si les joueuses du Rocher ont signé un exploit retentissant en se maintenant en deuxième division après une montée historique l’an dernier, le plus dur reste à venir pour l’AS Monaco Volley-ball, club emblématique de la Principauté qui a vu le jour en 1952.

Nous avons traversé une saison épouvantable.

Gilles Brillant, Président de l’AS Monaco Volley-ball.

« Nous avons traversé une saison épouvantable, nous a confié le Président de l’ASMVB, Gilles Brillant, en référence aux mesures sanitaires qui ont contraint le club à fermer ses portes depuis octobre 2020 et à disputer ses rencontres à domicile à huis clos. Nous avons vécu une saison blanche, sans encaisser la moindre cotisation de licences, alors que les championnats de nos équipes premières (masculine et féminine) ont continué. La crise nous a fait perdre nos sponsors et nous avons connu une baisse de nos subventions, regrette-t-il. Si nous ne trouvons pas de solutions à très court terme, il n’y aura plus de direction à la tête du club. Tous les dirigeants et les bénévoles sont épuisés. »

L’AS Monaco Volley-ball, première équipe féminine de la Principauté

Alors que la majorité des championnats amateurs et semi-pro des autres disciplines ont été suspendus ou définitivement arrêtés, les équipes fanions de l’AS Monaco Volley-ball ont bataillé tout au long de la saison, avec des budgets réduits et de longs déplacements à assurer, notamment pour l’équipe féminine, obligée d’écumer les quatre coins de la France en avion. Le tout avec le plus petit budget de France à ce niveau.

Gilles Brillant, président de l’AS Monaco Volley-ball.

« Les filles ont fait beaucoup d’efforts, tout comme les garçons, qui ont représenté de manière admirable la Principauté tout au long de la saison. Mais nous avons désormais très peu de temps pour trouver les ressources nécessaires en cette période compliquée, où les entreprises sont d’abord soucieuses de sauver leurs salariés. » Malgré plusieurs appels du pied à destination du Gouvernement, l’AS Monaco Volley-ball n’est pas entendue.

Un rendez-vous décisif programmé avec Stéphane Valeri

« Nos filles évoluent à un niveau supérieur, mais nos subventions sont bien inférieures à celles des autres disciplines, soupire Gilles Brillant. Nous sommes laissés pour compte, alors que le volley est le sport collectif le plus pratiqué dans les écoles. » Déjà privé d’une large majorité de ses revenus depuis plus de deux ans et la suppression des structures de Beach-Volley sur la plage du Larvotto, « ce qui représentait la totalité ou presque de nos recettes », l’AS Monaco Volley-ball, qui comptait près de 530 licenciés à l’époque, pourrait ne pas se remettre de cette éprouvante saison.

Nous avons eu beaucoup de promesses, mais aucune n’ont été tenues…

Gilles Brillant, Président de l’AS Monaco Volley-ball.

« Les sports de salle ont été fermés toute l’année. Notre équipe féminine vient de se maintenir mais n’est pas sûre de poursuivre l’année prochaine. Nous sommes dans l’incertitude et rien de sérieux n’arrive. Nous avons eu beaucoup de promesses, mais aucune n’ont été tenues… » Alors qu’un rendez-vous est prévu prochainement avec le Président du Conseil National, Stéphane Valeri, pour trouver une solution rapidement, les bénévoles, eux, continuent de se battre pour trouver des partenaires. La survie de l’AS Monaco Volley-ball en dépend.

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