Des chercheurs du Centre Scientifique de Monaco ont lancé une nouvelle expérience de coralliculture dans le cadre de l’Unité de recherche sur la biologie des coraux précieux avec la Maison Chanel.

Ce programme, soutenu par la Fondation Prince Albert II de Monaco, vise à améliorer les connaissances de la Science sur le corail rouge de Méditerranée, autrement appelé Corallium rubrum, utilisé par les joailliers depuis l’Antiquité. L’animal marin est désormais menacé par le réchauffement et l’acidification des océans.

Les scientifiques ont donc immergé plusieurs grottes à corail au large de Monaco, afin d’accueillir des colonies de cette précieuse espèce, chère à l’univers de la mode. Le corail rouge s’établit, en effet, sur des tombants rocheux qui recueillent les larves de l’animal avant qu’elles ne se perdent dans les courants marins.

Optimiser la reproduction de cette espèce menacée

L’habitat du corail rouge ainsi reconstitué permet alors d’étudier la reproduction de l’espèce. Equipées de plaques coulissantes au plafond, ces grottes artificielles permettent de modifier l’arrangement des colonies mâles et femelles afin de favoriser la reproduction de l’animal marin.

Pendant l’expérience, plusieurs substrats seront testés pour analyser les conditions les plus favorables au développement des larves de corail et suivre de près leur croissance qui reste relativement lente puisque l’espèce ne pousse que de 2 à 8mm par an.

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