Après sa défaite en 8e de finale face au Britannique Pat McCormack lors du Tournoi de Qualification Olympique, le boxeur monégasque n’est pas encore assuré de disputer les prochains JO de Tokyo. Mais l’espoir est encore permis.

Hugo, que retenez-vous de votre combat perdu face à Pat McCormack ?

Je me suis préparé pendant un an pour ce combat (le combat devait initialement se dérouler en mars dernier mais le TQO avait été reporté à cause de la pandémie) et je me sentais prêt. J’avais établi une stratégie. Personnellement, je n’ai rien à me reprocher. Il a été excellent. Je n’ai rien à redire sur sa performance, ni sur la mienne d’ailleurs. Je n’ai pas fait d’erreur. Je me suis simplement heurté à plus fort que moi. Je n’ai pas peur de le dire. C’est un boxeur plus expérimenté (26 ans), qui a déjà participé aux Jeux Olympiques, et cela s’est ressenti sur le ring. J’ai donné le maximum.

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On imagine que c’est une défaite quand même riche d’enseignements…

Bien sûr. J’en sors grandie. C’est toujours intéressant de se frotter à plus fort que soi. Pat est un boxeur plus expérimenté. J’ai appris beaucoup sur ce combat, en terme de boxe, mais surtout sur le plan mental.

Si je devais donner un chiffre ? Je dirai que j’ai 60% de chance d’être à Tokyo cet été.

Les Jeux Olympiques, vous y croyez encore ?

Il y a de l’espoir. Je peux être repêché grâce à mon classement, mais aussi en bénéficiant d’une invitation destinée aux petits pays (comme cela a été le cas pour Quentin Antognelli en aviron). Monaco a postulé pour en bénéficier, donc j’attends. Je suis le boxeur le mieux classé des petits états. Si je devais donner un chiffre ? Je dirai que j’ai 60% de chance d’être à Tokyo cet été. J’ai bon espoir.

Vous allez vous préparer en conséquence ?

J’ai pris une semaine de repos après mon combat, mais je m’apprête à reprendre l’entraînement comme si je partais à Tokyo. Je vais repartir aux Canaries (sur l’île de Gran Canaria) le plus rapidement possible pour reprendre ma préparation. Je m’attends à des semaines intensives, avec des entraînements le matin et le soir. Je vais m’entraîner à fond, sans interruption, en me confrontant à des sparring partners.

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Et quoi qu’il arrive cet été, vous passerez professionnel dès septembre.

Mon contrat est déjà signé. Mais avant de me tourner vers ma nouvelle quête, j’aimerais finir sur une bonne note. Les championnats du monde, c’est mon objectif. Mais mon premier rêve a toujours été les Jeux Olympiques. Je n’ai que ça en tête pour l’instant. J’ai encore beaucoup de choses à apprendre en amateur, un sport différent, qui use beaucoup. Mais si ce n’est pas à Tokyo, j’espère y être à Paris, en 2024. Désormais, les boxeurs professionnels peuvent participer aux JO. C’est une bonne nouvelle.

Quand se déroulera votre premier combat chez les professionnels ?

Rien n’est encore officiel pour l’instant. Je ne suis sûr de rien. Mais je me suis toujours imaginé prendre part à mon premier combat en octobre, novembre 2021. Mais avant ça, je veux être à Tokyo (sourire).

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