Ancien carabinier du Prince, Jean-Marc Toesca est depuis quelques années l’entraîneur de boxeurs mondialement connus. Nous sommes allés à sa rencontre, sur le ring d’Ambitious Monte-Carlo, dont il est le co-fondateur, à l’approche du gala de boxe Chill Out On The Bay (1-3 juillet) organisé par Romain Goiran à Calvi, en Corse.

Jean-Marc, quel sentiment vous anime au moment d’aborder ce premier évènement organisé par Ambitious Monte-Carlo ?

C’est le résultat de beaucoup d’heures de travail aux côtés de Romain. Avec la crise, nous avons dû nous réinventer, trouver de nouvelles idées, notamment en créant notre propre camp d’entraînement.

Parlez-nous de ce camp justement, installé à Beausoleil, sur un ancien court de tennis d’une résidence privée.

Tous les boxeurs professionnels qui arrivent ici sont impressionnés. Il ne savent pas où ils vont atterrir en montant les escaliers et ils tombent sur ce ring en extérieur, sous une tente. C’est évident que nous avons une chance extraordinaire d’être dans le Sud (sourire). Mais malgré la création de ce camp, nous avons été confronté au manque de compétition, notamment à l’étranger. Notre but premier avec Ambitious était d’entraîner et d’accompagner les boxeurs. Mais nous avons décidé de nous réinventer en nous lançant dans la promotion. C’est beaucoup d’excitation et de travail. On a hâte.

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Quelles seront les forces en présence à Calvi ?

Nous avons Hassan N’Dam, six fois champion du monde, l’un des boxeurs les plus connus en France, qui a réalisé une immense carrière. Nous l’avons accompagné sur trois championnats du monde et il s’apprête à effectuer sa rentrée après deux ans sans combat. Il y aura également Lucie Sedlackovà, qui nous vient de République Tchèque, également championne du monde. Elle aussi fait son grand retour. N’oublions pas non plus Bruno Surace, Stepan Horvath, Marine Beauchamp et José Gomez.

Jean-Marc Toesca (DR)
Jean-Marc Toesca dans le nouveau camp d’Ambitious Monte-Carlo.

Quelles sont vos objectifs à long terme avec Ambitious Monte-Carlo ?

J’espère déjà que nous allons assister à une belle soirée (sourire). Si les gens nous suivent et qu’il y a de l’engouement, nous allons continuer. Nous aimerions enchaîner rapidement avec une soirée de gala au Yacht Club de Monaco, comme cela été prévu en décembre dernier (l’évènement a été annulé à cause de la crise). Et pourquoi pas ensuite s’exporter trois à quatre fois par an, à Dubaï ou en Suisse par exemple. Nous avons des pistes. Certaines personnes veulent tenter l’aventure avec nous. On a l’ambition être une promotion qui prend son envol, petit à petit et très humblement.

Est-ce qu’un boxeur comme Hugo Micallef, qui s’apprête à passer professionnel, pourrait rejoindre votre projet ?

Hugo est un garçon que l’on connaît bien. On pourra avoir une discussion avec lui et son équipe, voir si ça l’intéresse de travailler avec nous. Mais je ne veux pas parler en son nom. Je veux le laisser atteindre ses objectifs (les Jeux Olympiques de Tokyo, ndlr) avant de penser à la suite. Ce que je peux dire, c’est qu’Hugo est un excellent boxeur, qui fera une grande carrière. J’en suis convaincu.

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Quel regard portez-vous sur la boxe actuelle ?

La boxe retrouve ses lettres de noblesse. Nous avons traversé un énorme passage à vide depuis la fin de l’ère Mike Tyson. L’UFC et le MMA ont pris le pas sur la boxe, qui a beaucoup souffert. Mais c’est un éternel recommencement, comme dans la mode. Eddie Hearn (promoteur mondialement connu) est en grande partie responsable de ce renouveau. Il a relancé la boxe partout dans le monde avec DAZN (service de streaming sportif) et en remplissant des stades de 90 000 places.