Faut-il se méfier des goélands ? Apparemment oui ! Après notre article, vous avez été nombreux à partager vos témoignages se rapprochant, parfois, des plus grands films d’horreur…

Tout commence en Principauté de Monaco où les résidents vivent une vie paisible au bord de mer. Cependant, une population « féroce » et « agressive » vient perturber ce havre de paix. « Ils dévorent les pigeons sur les toitures, un massacre tous les jours et braillent chaque nuit. » Qui est cette « bande » qui traîne sur les toits de la Principauté ? Ce sont bien entendu les goélands que l’on connaît tous ! Sur notre page Facebook, vous nous avez écrits les histoires terrifiantes que vous avez rencontrées avec ces derniers.

Votre pause déjeuner appartient aux goélands…

Bien qu’ils soient partout, peu importe l’endroit où vous irez, leur moment préféré pour attaquer reste celui du repas. Vous pouvez être sûrs qu’ils seront là à vous épier et attendre le bon moment pour vous dérober votre précieuse marchandise. Pendant un « pic-nic […] ils ont quand même réussi à chaparder de la viande » signale un utilisateur. Tandis que notre lectrice, Nathalie, raconte qu’elle a marché en grignotant, et « un goéland [lui] a piqué [s]on pain aux raisins. » Caterina, elle, explique qu’ « un goéland est arrivé et a attrapé le burger directement de [s]a bouche. » Des histoires à vous laisser « bouche bée » en effet…

Et votre appartement aussi !

Si sortir devient dangereux et que vous pensez être en sécurité à l’intérieur vous vous méprenez… Martine en a subi les conséquences dans son histoire avec « Bécassine« . « J’en ai nourri un pendant au moins 2 ans à l’école du Rocher, mais un jour l’inspecteur vint me rendre visite et Bécassine, prénom que l’on avait donné à mon goéland, s’impatienta car je n’avais pas eu le temps de la nourrir comme de coutume et elle donna de forts coups de bec sur la vitre !!! Moralité, elle passa avant l’inspecteur qui fut fort surpris de mon comportement et ne me félicita pas !!!« . Bien que cela se termine mieux pour le goéland que pour Martine, la scène a montré que les bêtes étaient prêtes à tout pour récupérer leurs biens…

Face à ces attaques, certains ont été obligés de prendre des mesures drastiques. « J’en aie eu un qui s’est bloqué sur mon balcon. Il n’arrivait pas à reprendre son envol et m’a saccagé tous mes parterres de fleurs que je venais d’acheter. 200 euros à la poubelle ! Sans parler qu’il avait dû passer la journée là, alors il avait fait caca partout ! Une catastrophe ! Du coup, j’ai mis un filet pour clôturer mon balcon« . Quant à Roselyne, elle a vécu de près « un rodéo sur [s]a terrasse : un gabian qui courait un pigeon« . Face à ce combat d’une rare violence, Roselyne a dû se « barricader« .

Travel Club Monaco
Goeland-Monaco-Humour
Une touche d’humour partagée par Tombi Toga
© Sylviane Ordinas
© Patricia Pasquet

De réelles scènes d’horreur

Néanmoins, le danger peut se comprendre pour les résidents de la Principauté. Certains ont décrit des scènes violentes. Comme Christiane qui raconte qu’elle a vu qu’après avoir « déchiqueté un pigeon […] la terrasse était pleine de plumes et d’éclaboussure de sang« . Rémy, lui, explique qu' »en haut [d]es piscines, sur les toits du seaside Plaza à Fontvieille, plusieurs squelettes et cadavres de chats et de chiots ont été retrouvés… » En effet, les petits animaux sont les proies principales des goélands. Certains de nos utilisateurs ont même partagé leur colère face à la perte de leurs animaux à cause des bêtes. Tout comme Rémy « Salle bête qui ont bouffé mon perroquet ! » Notre lectrice Agnès a rappelé que « si vous avez un petit chien, ils le bouffent« .

De surcroit, ils affrontent aussi les humains ! Après plusieurs attaques sur son lieu de travail, notre lecteur Eric est obligé de marcher « avec un parapluie pour éviter de se faire piquer le crâne…« . Une remarque qui pourrait faire rire, cependant Eric a précisé que « vu le bec, c’est point de suture assuré en cas de contact sans parler des antibiotiques…« . Il semblerait que les goélands puissent rapidement vous emmener à l’hôpital…

Des goélands pas si méchants

Néanmoins, certains ne sont pas gênés mais plutôt intrigués par la présence des goélands tout comme Sylviane. « Je me suis habituée aux réveils matinaux, je ne les entends même plus. Par contre, chaque année un couple niche sur un toit en face de chez moi, et c’est un bonheur d’observer la naissance puis l’évolution des jeunes. » Patricia raconte même un moment de tendresse partagée entre des élèves et les animaux « Pendant trois ans, j’ai observé avec mes élèves sur le toit face à notre classe un couple de goélands et leurs petits et c’était une bien jolie leçon en direct avec fabrication du nid, couvaison, naissance, nourriture et enfin l’envol des grisards.« 

D’autres ont même appris une technique pour aider les oiseaux comme Martine « J’en ai sauvé un qui s’était introduit dans le parking du marché et qui essayait de reprendre son envol, mais en vain ! […] Je pris un plaid dans le coffre de ma voiture, le couvris et lui redonnai sa liberté ! » Une même technique conseillée par un ex-sapeur-pompier de Monaco. « Que faire dans ces cas-là ? Il suffit de prendre une serviette de bain assez grande pour pouvoir lui jeter dessus et le couvrir entièrement. Ensuite, il n’y a plus qu’à le libérer en un lieu où il peut s’envoler. »

Bien qu’ils soient dangereux, ces goélands restent un bout de Principauté. Tout de même, il est bon de rappeler qu’en France, le goéland leucophée reste une espèce protégée depuis 1962. La capture, la perturbation intentionnelle ou la mutilation de l’oiseau sont interdites par la loi française.