À l’occasion des dix ans de « Monaco capitale du yachting », qui ont été célébrés jeudi au Yacht Club de Monaco en présence du Prince Albert II et de nombreuses personnalités, l’avenir des marinas a longuement été évoqué. Le yachting durable, c’est possible et plus que jamais d’actualité.

Rebaptisé « Monaco capital of advanced yachting », « Monaco capitale du yachting » entame un nouveau cycle. Celui de faire du Yacht Club la marina de demain, un exemple de durabilité pour toute les marinas de la planète.

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Dans une vidéo projetée lors de cette présentation, une marina virtuelle sous forme de « metaverse » où l’on reconnaît la silhouette du Yacht Club de Monaco au milieu de laquelle un jeune homme se balade sur les quais a été dévoilée. Une marina connectée dans les années à venir, qui sera également bientôt parmi les plus vertueuses dans le monde.

Le YCM, une plateforme de développement économique et d’innovation…

La zéro émission, c’est l’objectif de la Principauté, qui veut faire du Yacht Club « un démonstrateur de ce qui se fait de mieux » au monde comme l’a précisé Bernard d’Alessandri, secrétaire général du YCM.

Pour s’y faire, la Principauté a déjà installé deux bornes de recharge sur les quais et ambitionne de réduire encore au maximum les émissions du bâtiment de Norman Festor, déjà équipé de panneaux solaires depuis son inauguration en 2004.

Au-delà des installations, l’ambition est également de composer cette marina de yachts durables, en atteste la présence dans la vidéo du premier bateau du comité zéro émission, imaginé par l’architecte naval Espen Oeino.

Des innovations marquantes, qui ont attiré de nombreux professionnels du secteur, à l’image de Géraldine Andrieux Gustin, fondatrice de Blumorpho et biologiste de formation.

« Avec le soutien de la Fondation du Prince Albert II, nous avons la volonté de développer ses marinas du futur dans le respect de l’environnement, de la gestion de l’optimisation de l’eau, tout en développant les nouvelles énergies, explique-t-elle. Dans une marina, il est possible d’associer plusieurs énergies, qu’elles soient solaires, éoliennes mais aussi issues de la mer et des vagues. »

Le premier bateau du comité zéro émission, imaginé par l’architecte naval Espen Oeino

Véritable terrain de jeu pour tester et faire évoluer des innovations, la Principauté permet également de les présenter. « L’innovation a besoin d’un marché pour avoir de la visibilité, confie Géraldine Andrieux Gustin. Si on ne sait pas que des innovations existent, on ne peut pas les exploiter. »

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Place de communication et d’échange, le Yacht Club permet ainsi de donner vie à ces nombreuses innovations. Pour le plus grand bonheur des promoteurs de ces nouvelles marinas. « Pour se déployer, les marinas ont besoin de financement. Le concept est en plein développement. »

Du côté des usagers, la transition s’accentue également. « Ils souhaitent avoir un impact positif, assure la fondatrice de Blumorpho. La nouvelle génération n’est pas que digitale, elle est également soucieuse de son environnement. Le marché est là, les investisseurs aussi. »