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Interview

Stéphanie Barneix : « Cette traversée entre Monaco et Athènes va servir de test grandeur nature »

Stéphanie-Barneix-min
DR

Dans le cadre du défi Cap Optimist, une expédition caritative reliant en paddle les 8000 km qui séparent le Pérou de la Polynésie Française, la multiple championne du monde de sauvetage en mer s’apprête à prendre ce dimanche depuis la Principauté (14h30) le départ d’une expédition test reliant Monaco à Athènes.

À cette occasion, celle qui a déjà traversé l’Atlantique entre Cap Breton au Canada et Capbreton en Aquitaine, nous a accordé une interview, pour évoquer son combat et son rôle au sein de la Fondation Prince Charlène de Monaco. Extraits.

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Stéphanie, pourquoi avoir choisi Monaco pour votre dernière expédition test avant le grand départ de Lima le 4 janvier prochain pour le défi Cap Optimist ?

Je suis attaché à la Principauté depuis que j’aide la Fondation Princesse Charlène de Monaco en tant que conseillère technique. J’ai débuté cette aventure en 2013. Je suis passionnée de sauvetage en mer, je m’occupe notamment de la sécurité des plages dans le département des Landes.

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Les Enfoirés chantent, nous, nous ramons !

Stéphanie Barneix

J’ai été plusieurs fois championne du monde de sauvetage en mer. Il était donc naturel pour moi d’apporter mon expertise à la Fondation Princesse Charlène de Monaco, qui est très investie dans ce domaine. Partir de Monaco pour rejoindre Athènes a tout son sens.

Parlez-nous de votre immense défi, Cap Optimist, qui consiste à rallier le Pérou (Lima) à la Polynésie Française (Moorea) en paddle ?

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En 1947, six hommes ont effectué la traversée entre Callao, au Pérou, et l’archipel polynésien des Tuamotu sur un radeau. Cette expédition (Kon-Tiki) m’a beaucoup inspiré. Nous sommes six femmes déterminées à permettre à des personnes atteinte d’un cancer de dépasser la maladie en réalisant leur défi sportif. À travers notre association (Hope Team East), nous allons vendre nos kilomètres effectués au profit des enfants.

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Un kilomètre parcouru sera l’équivalent de cent euros. Nous allons d’ailleurs utiliser le même procédé au cours de notre expédition Monaco-Athènes, mais au profit de la Fondation Princesse Charlène de Monaco cette fois. Les Enfoirés chantent, nous, nous ramons (sourire) !

Ce combat contre la maladie vous tient particulièrement à coeur…

J’ai vaincu quatre cancers. J’ai connu les hôpitaux, les diagnostiques, l’espoir de guérir. J’ai envie d’aider ces personnes à mon tour. Nous serons six femmes au départ, six femmes qui ont connu de nombreux coups durs dans leur vie. Nous souhaitons vraiment faire passer un message, celui d’avoir des rêves et des défis malgré la maladie.

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Comment s’est déroulé la préparation ?

C’était intense, mais nous sommes prêtes (sourire). Nous avons travaillé sur ce projet entre midi et deux, le soir, quand nos enfants sont couchés. Il a fallu se préparer physiquement, avec de la course, de la nage, du vélo, du renforcement musculaire, mais aussi mentalement. Ce n’était pas simple, mais nous y sommes parvenues. Aujourd’hui, cette traversée entre Monaco et Athènes va servir de test grandeur nature pour peaufiner les derniers réglages.